Une nouvelle application pour vérifier la qualité de l'eau des plages
Cette année, 98,43% des plages marocaines sont conformes aux normes de qualité microbiologique. Une nouvelle application a été lancée pour informer sur la qualité des eaux de baignade, l’itinéraire, les infrastructures et les services disponibles sur les plages.
Le secrétariat d’Etat chargé du Développement durable a présenté, ce lundi 24 juin, le rapport national sur la qualité des eaux de baignade et du sable des plages marocaines.
Ainsi, 451 stations, réparties sur 169 plages et s'étendant de Saïdia à Dakhla, ont fait l'objet de prélèvements cette année. Selon les résultats du rapport, la plupart des stations connaissent une amélioration de la qualité des eaux de baignade par rapport aux saisons passées: 98,43% (438) stations sont conformes, contre 1.57% (7 stations) non conformes, en 2019.
Les 7 stations déclarées non conformes pour la baignade, subissent l’influence des rejets d’eaux usées et/ou la forte concentration de baigneurs, conjuguées à l’insuffisance des infrastructures d’hygiène.

Pour le classement des eaux de baignade, quatre catégories sont distinguées: les eaux de bonne qualité (A), de qualité moyenne (B), momentanément polluées (C) et les eaux de mauvaise qualité (D).

Une application mobile "iplages"
Cette année, une application Android, "iplages" a été développée pour fournir des informations sur les plages, telles que la qualité des eaux de baignade, l’itinéraire, les infrastructures et les services disponibles sur le lieu.

Les informations sont publiées au début de chaque saison estivale et mises à jour tous les 15 jours, afin d’informer les citoyens, a affirmé, à cette occasion, la secrétaire d'Etat chargée du Développement durable Nezha El Ouafi qui a rappelé les différentes actions entreprises, dont la création d’un site internet pour le Laboratoire national de surveillance de la pollution. "Ce site a pour objectif d’informer sur les résultats du processus de surveillance de la qualité des eaux de baignade et faciliter l’accès aux acteurs régionaux et locaux via des identifiants, leur permettant de télécharger les bulletins d’information afin qu’ils assurent l’affichage régulier des résultats de la surveillance de la qualité des eaux de baignade au niveau des plages", a expliqué la secrétaire d'Etat.
Qualité du sable
Cette année, le secrétariat d'Etat chargé du développement durable a intégré la surveillance de la qualité du sable de certaines plages dans son Programme national de surveillance et en particulier la caractérisation des polluants et des déchets marins.
Ce programme a concerné la surveillance du sable de 45 plages, réparties sur les 9 régions côtières, dont 20 plages sur la façade méditerranéenne et 25 autres sur la façade atlantique. Il concerne la typologie des déchets marins et l’évaluation de la pollution chimique et mycologique.
Selon le rapport, la plage la plus jonchée de déchets dans la zone méditerranéenne est Souani Driouch (province de Driouch). La plage de Boussakour (Al Hoceima) est celle qui en contient le moins.

Pour la zone atlantique, la plage contenant le nombre le plus élevé de déchets collectés est Mohammedia Centre. La plage qui en contient le moins est Sidi Bouzid (El Jadida).

Pour 39 sur 45 plages du Royaume objet de la surveillance, le pourcentage le plus élevé des déchets marins collectés pendant la première et deuxième revient à la catégorie plastique/polystyrène (50,92%) dont les sous-catégories "bouchons et couvercles en plastique" et "emballages de bonbons" représentent 24,1% et 19,6% respectivement.
Concernant les 6 plages restantes (My Bousselham, Mehdia, Sablette, Mohammedia, Sidi Rahal et Taghazout), c’est le papier/carton qui présente la plus grande part de déchets marins collectés.
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