Sciences de la santé: un programme allemand destiné aux cadres marocains
L’Ecole supérieure des sciences de la santé lance, dès la rentrée universitaire 2019-2020, un programme allemand en sciences de la santé. Il vise à former et intégrer des cadres marocains au sein des établissements sanitaires allemands.
Dispensé en langue allemande, ce programme vise à former des professionnels de la santé en conformité avec les normes européennes de l’enseignement supérieur tout en assurant l’insertion professionnelle des diplômés en Allemagne.
Le programme allemand vise à "réduire la pénurie en professionnels de la santé en Allemagne ainsi que la réduction du taux de chômage des jeunes au Maroc", lit-on dans un communiqué.
Le programme comprend deux composantes. La première est destinée aux étudiants de premier cycle et la seconde est destinée aux diplômés en sciences de la santé.
L'inscription à ce programme sera ouverte aux candidats titulaires du diplôme de baccalauréat conformément aux critères d'admission en vigueur dans les différentes filières de la formation à l'Ecole supérieure des sciences de la santé.
Les étudiants inscrits suivront des cours intensifs d’allemand pendant toute la première année académique de la formation. Conformément aux normes de l'enseignement supérieur en Allemagne, les étudiants devront réussir l'examen du niveau B2. Les cours de langue seront dispensés par l'Institut Goethe dans les locaux de l'ESSS.
Au cours de la première année universitaire, les étudiants étudieront les modules constituant le programme pédagogique de leur filière de formation (infirmiers, physiothérapie, orthophonie, psychomotricité, diététique, etc.) en langue française.
A partir de la deuxième année, l'ensemble du programme pédagogique sera dispensé en langue allemande par des professeurs et des professionnels allemands de nos institutions partenaires en Allemagne. Enfin, le stage de fin d’études sera entièrement organisé en Allemagne.
Par ailleurs, les diplômés, à savoir les professionnels de la santé inscrits au programme allemand, suivront une formation intensive en langue allemande dispensée par l'Institut Goethe jusqu'au niveau B2 dans les locaux de l'ESSS. Parallèlement, d'autres activités de formation seront organisées pour approfondir les connaissances et les compétences professionnelles des inscrits afin de développer leur langage technique allemand et les familiariser avec la culture du travail et le système de soins de santé en Allemagne.
La dernière phase du programme comprend un stage en Allemagne ainsi que la réussite de l'examen de certification d'Etat qui qualifie le candidat pour la pratique professionnelle en Allemagne.
Entre 120.000 et 200.000 postes vacants
Le secteur de la santé allemand emploie 10% des 44,3 millions de travailleurs actifs que compte l'Allemagne. Il connaît l'un des taux de croissance les plus rapides, trois fois plus élevé que dans l'ensemble de l'économie. Cette forte croissance est attribuée à l'augmentation exponentielle de la demande en soins de santé due au vieillissement de la population, à la diminution de la mortalité, à l’augmentation de l’espérance de vie et aux avancées sans précédent des technologies médicales et de la santé.
Le marché du travail allemand souffre d'une grave pénurie en professionnels médicaux et infirmiers qualifiés. En termes quantitatifs, la pénurie se situe entre 120.000 et 200.000 professionnels.
Selon l'Agence fédérale pour l'emploi, quatre secteurs de la santé sont particulièrement touchées par cette pénurie: les médecins, les infirmiers, les spécialistes en rééducation et les auxiliaires en soins gériatriques.
Par ailleurs, les statistiques montrent que près des deux tiers des établissements sanitaires sont en sous-effectif, soit en moyenne 4,3 personnes. Les établissements allemandes de santé se sont ainsi orientés vers le recrutement du personnel nécessaire de l'étranger.
à lire aussi
Article : Au-delà du bilan Akhannouch, lecture des indicateurs du marché du travail
Sous le gouvernement Akhannouch, le marché de l’emploi reste le principal point de fragilité de l’économie. Ce problème est ancien mais s’aggrave au fil du temps. Médias24 confronte les engagements du gouvernement à ses réalisations et analyse, au-delà du mandat, plusieurs indicateurs du marché du travail sur une longue période.
Article : Secteur minier. Après une année 2025 record, 2026 s'annonce déjà comme un cru très prometteur
2025 restera comme un millésime d'exception pour les mines marocaines. Cours au plus haut, volumes en hausse, nouveaux projets en maturation... Le secteur profite pleinement d'un cycle mondial porteur. Et 2026 s'annonce tout aussi favorable, sous l'effet de plusieurs signes.
Article : Ordre des experts-comptables. Élections sur fond de réflexion sur l’ouverture du capital
Le 21 mai 2026, les experts-comptables élisent les membres du Conseil national et des conseils régionaux de leur Ordre pour les trois prochaines années. Au-delà de ce renouvellement, la profession réfléchit à faire évoluer son cadre, notamment sur la question de l’ouverture du capital des cabinets. Détails.
Article : Le trafic aérien en hausse de 11,15% à fin mars 2026
L'Office national des aéroports (ONDA) a annoncé que le trafic aérien commercial dans les aéroports du Royaume a enregistré 8.913.041 passagers à fin mars 2026, soit une croissance de 11,15% par rapport à la même période de l'année précédente.
Article : Mondial 2026. Le double pivot, pierre angulaire du projet Ouahbi
Les deux milieux de terrain devant la défense constituent l’élément central du dispositif tactique du sélectionneur national. Un principe qui assure l’équilibre des Lions de l’Atlas, conditionne la récupération du ballon et la première phase de construction. Mais qui n’est pas sans risque.
Article : SIAM 2026 : malgré un taux de couverture de 60%, 450 communes rurales restent exclues des services financiers selon Bank Al-Maghrib
À Meknès, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza a indiqué que 450 communes rurales restent sans services financiers malgré une couverture de 60%. Il a aussi annoncé l’équipement de 50 coopératives en TPE et rappelé que 25% des programmes d’éducation financière ont ciblé le monde rural.