Développement du commerce en Afrique: 100 M€ pour Attijariwafa bank
Le conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, mercredi 17 juillet, un accord de participation aux risques (APR) d’un montant de 100 millions d’euros au profit d'Attijariwafa bank.
Ce programme de partage de risques (50/50), destiné à couvrir un portefeuille de transactions à concurrence de 200 millions d’euros, appuie pour plus d’un milliard d’euros (valeur cumulative) des opérations commerciales étalées sur les trois prochaines années.
"En soutenant le développement du commerce sur le continent, nous voulons, à travers cette nouvelle opération, donner une forte impulsion à l’industrialisation et à l’intégration régionale, en particulier pour l’Afrique du nord", a déclaré Mohamed El Azizi, directeur général de la BAD pour l’Afrique du nord.
L’APR permettra de répondre à la demande croissante des marchés africains en matière de financement du commerce extérieur dans des secteurs économiques vitaux tels que l'agroalimentaire, la santé, les services et l’industrie. De plus, il favorisera une dynamique de diversification productive, génératrice d’emplois et de recettes fiscales supplémentaires pour plusieurs Etats africains.
"Cet accord de partenariat avec Attijariwafa bank permettra de renforcer les échanges entre le Maroc et l'Afrique subsaharienne", a indiqué, pour sa part, la représentante résidente de la Banque au Maroc, Leïla Farah Mokaddem.
Cet accord appuiera notamment les banques commerciales africaines ainsi que les petites et moyennes entreprises du continent en leur garantissant un meilleur accès au financement de leurs opérations de commerce extérieur.
L’APR intervient dans un contexte où la majorité des banques africaines affichent une faible capitalisation, ce qui limite leur capacité à obtenir des lignes de crédit auprès des banques internationales. Cette difficulté s’est accentuée avec le durcissement des exigences réglementaires en matière de fonds propres et de conformité, ce qui a conduit ces banques internationales à réduire leurs engagements ainsi que le nombre de leurs correspondants en Afrique.
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