Démantèlement des réseaux de trafic de migrants: 3,5 M€ pour le Maroc
Le projet de démantèlement des réseaux criminels transfrontaliers impliqués dans la traite des personnes et le trafic illicite de migrants en Afrique du Nord a été lancé officiellement, vendredi 18 octobre à Rabat.
Ce projet, dont le coût global s’élève à 15 millions d'euros (environ 3,5 millions consacrés au Maroc), vise à soutenir le Royaume et le reste de l'Afrique du Nord dans le démantèlement de ces réseaux dans cette région et ce, en améliorant les capacités des autorités chargées de la détection et de l'interception de ces organisations criminelles, de même que leurs capacités d'identification et d'enquête dans ces affaires, tout en protégeant les victimes.
Étalé sur 3 ans, ce projet, parrainé par l'Union européenne (UE) et le bureau régional des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, ambitionne de développer les compétences des instances chargées d'application de la loi, de contribuer au démantèlement efficace et rapide des réseaux criminels et de renforcer les capacités des praticiens de la justice pénale relative aux affaires de traite des personnes et de trafic illicite de migrants, tout en se focalisant sur la coopération régionale et internationale.
La représentante de l'ONUDC dans la région MENA, Cristina Albertin, a souligné l'importance pour le Maroc d'accueillir la première phase de ce projet, qui concernera également la Tunisie, la Libye et l'Égypte, mettant en avant le partenariat à long terme liant le Maroc à cette institution et qui a déjà intéressé plusieurs domaines, tels que la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et le blanchiment d’argent.
Cette rencontre a été marquée par des interventions mettant en relief les expériences et les initiatives entreprises dans le domaine de la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic de drogues par les départements concernés, notamment le ministère de l'Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, ainsi que par la présidence du ministère public et la Délégation interministérielle aux droits de l'Homme.
(Avec MAP)
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