Indice d'ouverture sur les visas en Afrique: le Maroc en queue de peloton
Le Maroc est classé à la 46e position (sur 54) dans le classement des pays africains en matière d’indice d’ouverture des visas africains, selon un rapport publié récemment par la Banque africaine de développement (BAD).
L'indice d'ouverture sur les visas en Afrique mesure la souplesse des pays africains en matière de visas en examinant les documents exigés de la part des citoyens d'autres pays africains qui souhaitent entrer sur le territoire d'un Etat.
Il vise à identifier en un coup d'œil les pays qui facilitent les déplacements des ressortissants d'autres pays et les mesures prises à cet effet: exemption de visa, délivrance de visa à l'arrivée ou nécessité d'obtenir un visa avant le départ.
Avec un score de 0,113 sur 1 (0 étant la fermeture à l'accès aux visas et 1 l'ouverture aux visas), le Maroc se classe à la 46e position sur 54 pays passés en revue. Le Royaume se trouve donc en bas du classement selon la 4e édition du rapport de la BAD.
Toujours d'après la même source, le Maroc offre l'accès sans visa aux ressortissants de 6 pays africains et exige un visa aux ressortissants de 47 pays du continent.
En 2019, les pays les plus performants en matière d’ouverture des visas sont les Seychelles et le Bénin, qui offrent l'accès sans visa aux ressortissants de 53 pays africains.

Le document note par ailleurs que les Africains ont un accès libre à 51% des pays du continent, et doivent avoir un visa pour accéder à 49% des pays.
Le nombre de pays africains proposant des e-Visas a augmenté de 31% en 2019, 21 pays hébergeant désormais une plateforme en ligne.
L'ouverture sur les visas contribue à faciliter la libre circulation des personnes. Elle offre aux individus plus de mobilité, et leur permet de vaquer à leurs occupations facilement, spontanément et rapidement, pour un coût minimum, note la BAD.
Les pays et régions d'Afrique ont beaucoup à gagner de l'assouplissement des politiques de visas à l'égard des autres ressortissants africains, qu'il s'agisse de combler un déficit de compétences sur le marché du travail, de promouvoir l'entrepreneuriat, de diversifier l'économie, d'ajouter de la valeur aux services ou d'attirer les investissements et de renforcer la compétitivité.
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