Terrorisme: les meurtres d'Imlil plombent le classement du Maroc en 2019
L'édition 2019 du Global Terrorism Index (GTI) a récemment été publiée par le think-tank australien l'Institut pour l'économie et la paix. Le Maroc y est classé 92e sur la base d'une analyse de l'impact du terrorisme sur 163 pays, soit 99,7% de la population mondiale.
Le rapport explique quel est l'impact global et économique du terrorisme sur chaque pays au niveau mondial.
Les critères retenus pour établir le score des 163 pays étudiés sont le nombre d’incidents terroristes sur une année, le nombre de victimes du terrorisme, le nombre de blessés suite à des attaques terroristes, et l’évaluation des dégâts matériels causés par des incidents terroristes.
L'idée générale de cette étude est que "le nombre de décès dus au terrorisme a diminué pour la quatrième année consécutive depuis le pic de 2014, enregistrant une baisse de 15,2% entre 2017 et 2018. Depuis 2014, ce nombre a baissé de 52%. L'Irak est le pays qui a enregistré la plus grande baisse en 2018, avec 3.217 personnes mortes, soit une baisse de 75% par rapport à l'année passée. Pour la première fois depuis 2003, l'Irak n'est plus le pays le plus touché par le terrorisme. Il est suivi par la Somalie, avec 824 décès de moins par rapport à 2017.
La rapport note également que "le déclin du groupe terroriste Da'ech se poursuit pour la 2e année consécutive. Le nombre de décès et d'attaques attribués à ce groupe a diminué, respectivement, de 69% et de 63% en 2018". Le nombre de combattants de Da'ech est à présent estimé à 18.000, contre plus de 70.000 en 2014.
33 milliards de dollars
Selon le GTI 2019, 98 pays ont amélioré leur score en 2018, contre 40 qui ont enregistré une dégradation. Les pays les plus touchés par le terrorisme en 2018 sont respectivement: l'Afghanistan, l'Irak, le Nigeria et la Syrie.

Durant l'année précédente, le nombre de décès dus au terrorisme est estimé à 15.952, soit une diminution de 15,2%. Le rapport souligne que l'Afghanistan a enregistré le plus grand nombre de décès en 2018 (7.379 morts).
Il indique également que malgré la baisse du nombre total de décès dans le monde, 71 pays ont enregistré au moins un décès dû au terrorisme en 2018, contre 67 en 2017.
Toujours selon la même source, en 2018, le terrorisme a coûté 33 milliards de dollars, soit une baisse de 38% par rapport à 2017 (52 MM$).
Le Maroc chute de 40 places
Classé en 2017 à la 132e position, le Maroc a chuté de 40 places en se positionnant à la 92e place en 2018, avec un score de 1,215/10.
Cette chute est due au drame qui a eu lieu à Imlil, où deux touristes scandinaves ont été assassinées en décembre. Il s'agit de la première attaque terroriste dans le Royaume depuis 2015.
Toutefois, le Maroc figure toujours parmi les pays les moins touchés par ce fléau. Notons que les pays sont classés du "pays le plus impacté" (scroe:10) au "pays le moins impacté" (score:0) par le terrorisme.
L’Europe et la région MENA (Moyen Orient et l'Afrique du Nord) sont les deux régions qui ont enregistré la plus forte amélioration en 2018, le nombre de morts ayant diminué, de 70% et de 65%, respectivement.
La plus forte baisse en termes de chiffres a été enregistrée dans la région MENA, avec plus de 4.400 décès en moins par rapport à 2017. Elle ne représente plus que 15% du total mondial des décès dus au terrorisme. Le Liban, le Bahreïn, le Koweït, l’Égypte et l’Irak sont les pays qui ont enregistré les améliorations les plus importantes de la région.
L'Algérie se trouve à la 57e, avec un score de 3,409, la Tunisie est 51e.

Par ailleurs, les pays les moins touchés par le terrorisme dans le monde sont la Biélorussie, la Guinée, Oman, la Gambie et la Corée du nord. La France est le 36e pays le plus touché, les Etats-Unis sont 22e.

Lire aussi:
Le "terrorisme islamiste" a fait 167.000 morts depuis 1979 selon un think tank
Quel sort pour les mineurs marocains qui vivaient sous Da’ech?
À découvrir
à lire aussi
Article : Sahara: despite Algiers’ efforts, Washington’s position remains unchanged
On the sidelines of the Antalya Diplomacy Forum in Turkey, Algeria’s foreign minister and the U.S. president’s senior advisor for Arab and African affairs discussed several regional issues, including the Sahara. Yet behind the carefully worded Algerian statement, Washington’s support for Morocco’s territorial integrity remains clear and unchanged. Since December 2020, that position has taken on the weight of state continuity, suggesting it will endure regardless of political turnover in Washington or diplomatic initiatives from Algiers.
Article : Santé animale : Biopharma et le Tchad passent à la phase opérationnelle de leur partenariat
La société pharmaceutique marocaine Biopharma a signé à N’Djamena une feuille de route de coopération avec l’Institut tchadien de recherche en élevage pour le développement (IRED), dans le cadre du renforcement de la coopération maroco-tchadienne dans le domaine de la santé animale.
Article : Casablanca : la commune dément auprès de Médias24 une rumeur sur une fermeture des commerces à 23 heures à Anfa
La commune de Casablanca a démenti, auprès de Médias24, l’existence d’une décision imposant la fermeture des commerces, cafés et restaurants à 23 heures dans le ressort de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa, après la circulation d’informations en ce sens sur certains sites et réseaux sociaux.
Article : Football : le Salvador annonce un amical contre le Maroc le 3 juin en vue du Mondial 2026
Annoncée par le président de la fédération salvadorienne, la rencontre doit se jouer à Landover, dans le Maryland, alors que la FRMF n’a pas encore confirmé officiellement cette affiche.
Article : Sahara: Brussels is already turning its attention to investment
On Medi1TV, the EU’s High Representative for Foreign Affairs suggested that a “political” resolution of the dispute over the Southern Provinces could accelerate a European dynamic already taking shape on the ground.
Article : Mondial 2026 : 150 dollars pour se rendre au MetLife Stadium, Maroc-Brésil plombé par la flambée des transports
Alors que huit matches, dont la finale, doivent se tenir dans cette enceinte du Grand New York, les autorités locales invoquent la nécessité de ne pas faire supporter la facture aux contribuables, au prix d’un renchérissement du déplacement des supporters, y compris ceux des Lions de l’Atlas attendus en nombre face à la Seleção brésilienne.