Voici les filiales et participations de l’ONCF dont une partie devra être cédée
A fin 2018, l’ONCF comptait 25 filiales employant plus de 11.600 salariés. Son futur contrat-programme avec l’Etat prévoit la cession des actifs non stratégiques. Tour d’horizon des principales filiales et participations.
L’ONCF changera de modèle économique à partir de 2022. Il ne portera plus les investissements ferroviaires qui seront pris en charge par l’Etat, et jouera le rôle de maître d’ouvrage délégué et d’exploitant du réseau ferroviaire.
Avant cette restructuration organisationnelle et institutionnelle, une restructuration financière sera opérée entre 2019 et 2021 pour assainir la situation de l’office dont le taux d’endettement est de 148%. Au menu, reprofilage de la dette, mobilisation des ressources nécessaires pour combler les besoins, et… cession des actifs non stratégiques, c’est-à-dire non nécessaires à l’exploitation.
Bien avant la fixation des nouvelles orientations stratégiques 2019-2025 de l’ONCF, ce dernier avait toujours parmi ses axes prioritaires le désengagement des activités non stratégiques ou peu rentables. D’ailleurs, plusieurs filiales sont en liquidation.
Mais les choses doivent s’accélérer, vu la situation de l’Office et le nombre toujours élevé de ses participations.
A fin 2018, il comptait 25 filiales et participations dans différents secteurs d’activité, selon son dernier rapport annuel.
Six sont en liquidation, depuis des années pour certaines, d’après la dernière note d’information de l’ONCF, déposée auprès de l’AMMC en 2015 :
- Diafa (gestion des établissements hôteliers de l’ONMT)
- Chaîne hôtelière transatlantique (gestion des hôtels appartenant à l’ONCF)
- Grandes carrières marocaines (extraction et production de matériaux pierreux)
- La Chérifienne de la Cité ouvrière marocaine de Casa (SOCICA, réalisation de logements sociaux pour le personnel)
- Cité 1 des jeunes (réalisation de logements sociaux pour le personnel)
- Cité 2 des jeunes (réalisation de logements sociaux pour le personnel)
Sur le reste, qu’est-ce qui est stratégique et ce qui ne l’est pas ? La question se pose car même le désengagement de filiales importantes peut être envisagé, comme celles spécialisées dans le transport par autocars ou la messagerie qui jouent un rôle complémentaire à l’activité principale de l’ONCF.
Dans sa note d’information de 2015, l’office considérait 4 participations comme n’ayant aucun intérêt stratégique :
- Editions marocaines et internationales (EMI, société spécialisée en imprimerie, papeterie et reliure).
- Autoroutes du Maroc (0,032% du capital)
- Casablanca Transport (7% du capital) : Création en 2009 pour la mise en place du réseau de tramway, plus de 3 MMDH de fonds propres, 6,2 MMDH de total bilan, 200 MDH de chiffre d’affaires et déficit de 196 MDH en 2016.
- Société Civile Immobilière de la Maison des Etudiants du Maroc créée en 1948.
Les établissements hôteliers propriétés de l’ONCF ou dans lesquels il a des parts ne figurent pas dans cette liste. Et pourtant, au moins La Mamounia est concernée par le désengagement des actifs non stratégiques. D’autres filiales peuvent donc connaître le même sort.
En tous les cas, voici la liste et quelques informations, puisées dans Inforisk, sur les filiales et participations de l’office, hormis celles citées ci-dessus :
Les créations récentes
- Infraway-Maroc (100% du capital) : Sécurité des chantiers, signalisation… Création en 2018. Chiffre d’affaires de 5,8 MDH, fonds propres de 3,8 MDH et total bilan de 11,2 MDH.
- Le GIE Maloco : Groupement d’Intérêt Économique créé en partenariat avec ALSTOM pour la promotion de la filière ferroviaire et de développement d’un écosystème national. Création en 2018 (pas de données sur l’activité et la répartition du capital).
- Palais Jamai (100% du capital) : Construction, gestion et exploitation de l’hôtel Palais Jamai à Fès. Création en 2018 (pas de données sur l’activité).
- L’Institut de formation ferroviaire (50% du capital) : Créé avec la SNCF en 2015 pour former les agents des deux entreprises. 60 MDH de chiffre d’affaires en 2018, 5,7 MDH de bénéfices, 12,3 MDH de capitaux propres, 64,6 MDH de dettes financières et 105 MDH de total bilan.
- La société marocaine de maintenance des rames à grande vitesse : Joint-venture créée avec la SNCF en 2016 pour assurer la maintenance des rames du TGV. 41 MDH de CA en 2018, un résultat net nul, 21 MDH de capitaux propres, 32 MDH de dettes financières et 150 MDH de total bilan.
- La Foncière de la lagune (50% du capital) : Créée avec l’Agence d’aménagement de la lagune de Marchica en 2014 pour la construction et la location d’hôtels, en l’occurrence, le projet d’hôtel de Marchica : Resort mixte avec une capacité d’hébergement de 92 clés ainsi qu’un centre de conférence, un spa et des espaces de loisirs. 147 MDH de fonds propres en 2017, 100 MDH de dettes financières et 297 MDH de total bilan.
Les participations historiques
- La société marocaine des transports rapides Carré (93% du capital) : Créée en 1947 et reprise par l’ONCF en 1972. Elle est spécialisée dans la messagerie, le transport de marchandises et la logistique. 242 MDH de chiffre d’affaires en 2016, résultat net quasi nul, 43,6 MDH de fonds propres, 15 MDH de dettes financières et 198 MDH de total bilan.
- La société chérifienne de matériel industriel et ferroviaire (SCIF, 20% du capital, l’essentiel est détenu par Ynna Holding) : Créée en 1946, entrée de l’ONCF en 1976. Elle est spécialisée dans la construction de tous types de wagons, de voitures voyageurs climatisées et de locomotives électriques. 268 MDH de CA en 2018, déficit net de 11 MDH, 173 MDH de capitaux propres, pas de dettes financières et 882 MDH de total bilan.
- La société des basaltes marocains (77% du capital) : Créée en 1948 et reprise par l’ONCF en 1974. Elle est spécialisée dans l’extraction et la production de matériaux pierreux et exploite un gisement près de Meknès. 38 MDH de CA en 2018, résultat net de 2,5 MDH, 28 MDH de capitaux propres, pas de dettes financières et 55 MDH de total bilan.
- Hôtel La Mamounia (62% du capital) : Créé en 1986, c’est un palace de renommée internationale, comprenant 231 chambres dont 49 suites et 3 villas. Il est géré en compte propre par l’ONCF. Le Palace a fermé ses portes en 2006 pour rénovation profonde et n’a ré ouvert que courant 2009. Il sera de nouveau fermé pour rénovation. 436 MDH de CA en 2017, un bénéfice de 1,1 MDH, 156 MDH de capitaux propres, 349 MDH de dettes financières et 661 MDH de total bilan.
- Supratours (100% du capital) : Créée en 1986 et filialisée en 2066. Elle s'est spécialisée dans le transport national et international par autocars, la messagerie et le tourisme. 237 MDH de CA en 2017, bénéfice de 34 MDH, 290 MDH de capitaux propres, pas de dettes financières et 403 MDH de total bilan.
- Supratours Travel (100% du capital) : Créée en 2009 pour gérer l’agence de voyages de Supratours. 44 MDH de CA en 2018, bénéfice de 1,5 MDH, 22,6 MDH de capitaux propres, 8 MDH de dettes financières et 58 MDH de total bilan.
- Société de gestion de l’hôtel Michlifen d’Ifrane (100% du capital) : Créée en 2010 pour gérer l’hôtel de 71 suites et chambres, d’un SPA de 3 500 m² et d’un golf 18 trous. 24 MDH de CA en 2018, résultat net quasi nul, 7,4 MDH de capitaux propres, pas de dettes financières et 26,8 MDH de total bilan.
- LPEE (25% du capital) : Laboratoire public d’études et d’essais, créé en 1947 avec entrée de l’ONCF en 1973. Plus de 550 MDH de CA en 2018, un bénéfice de 35 MDH, 595 MDH de capitaux propres, pas de dettes financières et 887 MDH de total bilan.
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