Déconfinement : la zone 2 est 3,5 fois plus dense que la zone 1 (HCP)
Le Maroc a opté, le 11 juin, pour une levée progressive du confinement selon deux zones 1 et 2. Voici les indicateurs démographiques et économiques de chacune des deux zones.
La zone 1 est qualifiée de zone verte. Elle est composée des régions à faible nombre de cas actifs et correspond à un ensemble de villes de petite taille à l'intérieur du pays, ainsi qu'aux régions à dominante rurale. Elle bénéficie actuellement d'un large allègement des restrictions sanitaires.
La zone 2, dite "orange", garde encore des limitations plus contraignantes. C'est la région ou subsiste encore un nombre non négligeable de cas actifs. Elle est constituée des régions économiques majeures, situées pour la plupart sur l'axe Tanger-Casablanca.
La zone 1 compte 60% de la population
Selon une note récente du Haut-commissariat au plan (HCP), la zone 1 regroupe 60% de la population du pays. Elle compte plus de 21 millions d'habitants (21.473.012), contre plus de 14 millions d'habitants dans la zone 2 (14.478.645).
La zone 1 compte 4.761.283 ménages, soit 56,4% des ménages du pays, contre 3.676.928 ménages dans la zone 2 (43,6%).
Elle affiche également une importante composante rurale comparée à la zone 2, puisque le taux d’urbanisation de la zone 1 est de 49,9%, alors que celui de la zone 2 s’élève à 83,3%.
La forte urbanisation de la zone 2 se reflète aussi sur sa densité, avec 4.278 citadins au km2. Cette zone est 3,5 fois plus dense que la zone 1 (1.233 habitants/km2), selon le HCP.
La zone 2 emploie 40% des actifs occupés
En termes de richesse, la zone 2 produit près de 59% du PIB national, alors qu’elle emploie 40% des actifs occupés, selon les chiffres de 2019.
La zone 1 produit pour sa part 41% du PIB national et emploie 60% des actifs occupés.
Par secteur d’activité, 58% de la population active de la zone 2 est employée dans les services et 19% dans l’industrie.
En revanche, un peu plus du tiers de la population active de la zone 1 est employé dans le secteur agricole (34,1%), 40,9% dans les services, et 16,6% dans le BTP.
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