Coronavirus: Comment sont gérés les masques jetés un peu partout à Casablanca
Parfois jetés par terre, les masques utilisés présentent un véritable risque de contamination pour les citoyens comme pour les agents de propreté. Pendant la crise sanitaire actuelle, quelles sont les méthodes utilisées pour gérer ce genre de déchets?
Contacté par Médias24, Mohamed Haddadi, vice-président à la commune de Casablanca et chargé de la propreté, déclare que des instructions ont été données dans ce sens, concernant la protection de la santé de tous les agents de propreté urbaines et des citoyens, à Casa Baïa. Il cite notamment l’utilisation de gants par les agents, le port de masques et divers outils pour éviter le contact direct avec les déchets. "Les masques doivent être triés et non touchés par un agent de propreté", assure notre interlocuteur.
Par ailleurs, une source autorisée chez une société délégataire à Casablanca nous exprime son inquiétude vis à vis du comportement de certains citoyens qui ne prennent pas en considération les gestes préventifs et jettent dans la rue les masques utilisés.
Au moins un million de masques ramassés par jour
Il nous explique, qu’à leur niveau, les masques sont ramassés par les agents de propreté avec les autres déchets. Ces derniers sont équipés de tout l’équipement nécessaire à la protection de leur santé: des masques et des gants. Tous les camions sont également équipés de gels hydrauliques.
Après avoir été ramassés, les déchets, dont les masques, sont transportés au sein des camions à la décharge de Médiouna, où ils seront enfouis. Toutefois, aucun tri n’est mentionné pendant ce processus.
La même source affirme qu’au moins un million et demi de masques sont ramassés à leur niveau chaque jour, dans les ordures comme dans la rue.
En termes de sensibilisation, le personnel est sensibilisé vis-à-vis des gestes barrières et des mesures à adopter pour protéger leur santé. A ce stade, notre source nous indique qu’aucun agent de propreté n’a été contaminé en exerçant son travail.
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.