img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
POLITIQUE

Elections 2021: Quotient, seuil, agenda… Quatre questions à Slimane El Omrani (PJD)

Le Parti de la Justice et du développement n’en démord pas de la question du quotient électoral. Son secrétaire général adjoint nous explique les raisons de cette position.

Elections 2021: Quotient, seuil, agenda… Quatre questions à Slimane El Omrani (PJD)
A. E. H.
Le 14 octobre 2020 à 18h15 | Modifié 10 avril 2021 à 22h57

Le PJD campe sur ses positions. "Les appels à adopter un quotient basé sur le nombre des inscrits aux listes électorales est une atteinte à l’essence démocratique des élections", tance son secrétariat général dans un communiqué publié ce mercredi 14 octobre.

Cette sortie fait suite à une réunion tenue deux jours plus tôt, en présence des cadres du parti de la "lampe", dont le secrétaire général Saâd Eddine Elotmani. Sa formation plaide pour le maintien du quotient tel que prévu par les lois en vigueur, qui se réfère au total des voix exprimées et valides.

Modifier ce système reviendrait à renier "les acquis réalisés dans la législation et la pratique électorale durant les deux dernières décennies", clame l’état-major du parti, seule formation à formuler une position négative sur le projet d'amendement du système actuel.

Mais pourquoi? Médias24 a contacté Slimane El Omrani, secrétaire général adjoint du PJD. Voici ses réponses au sujet du quotient et sur d’autres points.

-Médias24: Le parti semble intraitable sur la question du quotient électoral. Qu’est-ce qui explique votre position?

-Slimane El Omrani: C’est un refus de principe. Nous rejetons, de manière absolue, les propositions des partis qui tendent à baser le quotient sur le nombre d'inscrits aux listes électorales.

Notre position émane de considérations de fond. La première est que, dans la législation marocaine, le quotient électoral est fondé sur les votants. Qu’il s’agisse de la loi organique sur les représentants, celle des conseillers ou le code électoral, tous ces textes renvoient aux voix valides.

Dans la majorité des pays démocratiques et systèmes comparés, on applique la règle des voix valides. Et selon nos connaissances, seul le Liban applique la règle des voix exprimées. En revanche, il n’existe aucune expérience qui réfère aux inscrits.

La seconde considération est constitutionnelle. L’article 7 de la Constitution énonce que les partis politiques contribuent à l’expression de la volonté des électeurs. Les électeurs sont les votants. Autrement dit, ceux qui sont inscrits aux listes électorales et partent effectivement voter. Les partis représentent les votants, pas les inscrits. On n’attribue aucune parole à celui qui se tait.

Comment accepter qu’un inscrit, qui n’a pas voté, puisse agir sur la décision électorale et la répartition des sièges? Sachant que les listes électorales comprennent des inscriptions doubles ou des personnes décédées, exemples de lacunes auxquelles les révisions partielles n’ont pas pu remédier.

-Votre refus semble catégorique sur le quotient. Mais quid du seuil électoral?

-Nous proposons que le seuil revienne à 6% pour les élections communales, régionales et législatives dans leur volet local. Mais nous ne nous opposons pas au maintien des 3% pour la liste nationale aux législatives.

En 2016, nous avions revu le seuil à 3% [au lieu de 6%] sans pour autant atteindre le résultat escompté. A l’époque, les défenseurs de l’abaissement invoquaient la nécessité d’ouvrir, aux petits partis politiques, la possibilité d’accéder au Parlement. Au final, on s’est rendu compte que ce ne sont pas nécessairement ces formations qui en ont profité.

Au Maroc, le pluralisme est un fait. C’est un choix irréversible. Néanmoins, la logique du seuil électoral est qu’il faut un minimum de voix pour pouvoir prétendre à des sièges. Les partis naissent, travaillent et se mettent en compétition. Si une formation n’a pas un minimum de représentativité, elle doit redoubler d’effort pour accéder au Parlement et aux collectivités territoriales. Sinon, on risque de tomber dans la balkanisation des institutions.

-Où en sont les consultations entre les partis politiques?

-Pour l’heure, quatre réunions ont été tenues. Trois d’entre elles ont eu lieu entre les secrétaires généraux des partis. Aujourd’hui, il semble que les consultations soient dans leur dernière ligne droite.

-Avez-vous une idée claire sur l’agenda électoral?

-Pour l’instant, non. Cette question n’a pas fait l’objet d’un débat approfondi. Certains partis proposent que les échéances aient lieu en une seule journée, mais cette proposition n’est pas tranchée. Une chose est sûre, les élections auront lieu en 2021. Juin ou septembre? Cela reste à déterminer.

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
A. E. H.
Le 14 octobre 2020 à 18h15

à lire aussi

Engrais. Sous pression à cause du blocus d’Ormuz, l’Inde se tourne massivement vers le Maroc
AGRICULTURE

Article : Engrais. Sous pression à cause du blocus d’Ormuz, l’Inde se tourne massivement vers le Maroc

Entre le blocus d'Ormuz qui paralyse la production indienne, les restrictions chinoises à l'export et la crise agricole américaine, le marché mondial des engrais phosphatés traverse une période de turbulences sans précédent. Dans ce contexte, l'Inde, plus exposée que jamais à la désorganisation des flux, consolide sa dépendance au Maroc.

Hôtellerie : Marriott nomme Denis Laus à la tête du futur resort de Taghazout Bay
Quoi de neuf

Article : Hôtellerie : Marriott nomme Denis Laus à la tête du futur resort de Taghazout Bay

Prévu pour l’été 2026 aux portes d’Agadir, l’établissement comptera 250 chambres avec vue sur l’océan, plusieurs espaces de restauration et 600 m² dédiés aux réunions et événements.

La réforme des Groupements sanitaires territoriaux cherche ses preuves sur le terrain
Santé

Article : La réforme des Groupements sanitaires territoriaux cherche ses preuves sur le terrain

Cinq directeurs généraux nommés par le Roi, des indicateurs présentés comme probants dans une région pilote, mais des syndicats qui contestent et des décrets toujours manquants. La réorganisation du système de santé public marocain autour de groupements sanitaires territoriaux s'accélère. Le plus dur reste à faire.

Casablanca : le Mégarama dément tout projet de démolition sur le front de mer
Régions

Article : Casablanca : le Mégarama dément tout projet de démolition sur le front de mer

Le Mégarama de Casablanca ne fait l’objet d’aucun projet de destruction, a indiqué à Médias24 une source autorisée au sein de l’établissement, réagissant à des informations relayées en ligne sur une possible démolition de plusieurs installations du littoral.

SIAM 2026 : Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech pour une agriculture intelligente
SIAM 2026

Article : SIAM 2026 : Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech pour une agriculture intelligente

Partenaire officiel du SIAM, Maroc Telecom présente ses dernières innovations Agritech fondées sur l’IoT, l’intelligence artificielle et la 5G, afin d’accompagner la transformation digitale du secteur agricole.

Casablanca accueille la première édition de la “Casablanca Tango Cup”
Quoi de neuf

Article : Casablanca accueille la première édition de la “Casablanca Tango Cup”

Casablanca accueillera, du 24 au 26 avril 2026 au Palais du Méchouar, la première édition de la Casablanca Tango Cup. Cette compétition internationale amateur, dirigée par des experts mondiaux, réunit des danseurs des régions Afrique et MENA afin d'instaurer un nouveau pôle de référence pour le tango argentin au Maroc.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité