Vers l'externalisation de la gestion des Maisons de jeunes
Le département de la Jeunesse et des sports étudie la délégation de la gestion des Maisons de jeunes à des associations, dans l'objectif d'assurer une meilleure efficacité.
Plusieurs obstacles entravent actuellement l'action des Maisons des jeunes, notamment le manque en ressources humaines, a relevé le ministre de tutelle Othman El Ferdaous, lors de la présentation du budget sectoriel de son département.
Sur les 650 maisons de jeunes que compte le Maroc, 100 ont été fermées, a regretté le ministre.
Pour rattraper le manque d'effectif, le ministère a recours, depuis plusieurs années, aux fonctionnaires des collectivités locales. Cette option a été confrontée au problème de manque de compétences et d'expérience dans le domaine. D'où la nécessité de favoriser l'investissement dans la formation des encadrants, pour permettre aux maisons des jeunes d'assumer leur rôle.
La réflexion actuellement en cours porte sur l'ouverture du dialogue avec des associations habilitées à superviser les activités des maisons de jeunes, en leur accordant une subvention annuelle accessible sur la base d'un cahier de charge défini.
Cette gestion déléguée doit tenir compte de plusieurs paramètres, notamment le choix des associations et le suivi du respect du cahier de charge.
Faisant état des disparités relevées en matière d'accès des jeunes aux activités sportives et culturelles, le ministre a également annoncé qu'un projet est en cours pour développer des Maisons de jeunes "mobiles" installées à proximité des écoles.
L'accès des jeunes aux activités culturelles et sportives est certes remarquable dans les régions de Casablanca et de Rabat et légèrement à Fès. Il reste néanmoins limité dans le reste des régions. D'où cette réflexion visant à faciliter l'accès et rapprocher les activités aux jeunes notamment dans le milieu rural et les quartiers à faible densité démographique.
Par ailleurs, un texte de loi sera élaboré pour réglementer la profession d'animateur socio-culturel et encourager le volontariat.
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.