img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
CULTURE

Le chiffre d'affaires des tournages étrangers a chuté de 50% en 2020 (S. Fassi Fihri)

Après 9 mois de crise sanitaire qui ont fait baisser le nombre de tournages étrangers, les promoteurs de long-métrages et de séries télévisées sont de plus en plus nombreux à revenir au Maroc. Si 2020 ne devrait réaliser que 400 millions de dirhams de chiffres d’affaires contre 800 millions en 2019, le DG du CCM se veut optimiste en tablant sur un retour à la normale des investissements étrangers en 2021.

Le chiffre d'affaires des tournages étrangers a chuté de 50% en 2020 (S. Fassi Fihri)
Samir El Ouardighi
Le 25 novembre 2020 à 17h43 | Modifié 11 avril 2021 à 2h49

Depuis que le CCM délivre à nouveau des autorisations de tournages aux sociétés audiovisuelles et cinématographiques, les productions étrangères qui avaient déserté durant 4 mois le Maroc ont commencé à revenir pour finaliser leurs tournages interrompus ou préparer ceux de 2021

La baisse des investissements n’a pas empêché le retour des productions étrangères

Visiblement satisfait de ce retournement de situation et optimiste pour l’année à venir, Sarim Fassi Fihri nous confirme que plusieurs demandes d’investissements étrangers ont été déposées au CCM pour 2021.

« Nous finirons 2020 avec un chiffre d’affaires en baisse de 50% par rapport à 2019, soit environ 400 millions de dirhams d’investissements cinématographiques contre 800 millions, une année plus tôt.

« Quand on sait que la production s’est complètement arrêtée durant les 4 mois du confinement, ce n’est pas si catastrophique que ça aurait pu l’être.

« Dans le contexte actuel et par rapport à d’autres pays bien plus touchés voire sinistrés, le Maroc s’en sort plutôt bien d’autant plus que la reprise est non seulement là mais elle s’annonce très bien.

« 2021 sera l’année d’un retour à la normale du niveau des investissements étrangers »

« En effet, sachant que les gens ont besoin de contenu (long-métrages pour les cinémas et séries pour les télévisions), les choses devraient normalement reprendre leur cours normal l’an prochain.

« Au regard de la dynamique actuelle de retour d’acteurs importants, je suis très optimiste sur le fait que le CCM devrait retrouver en 2021 les mêmes niveaux d’investissements qu’avant la crise.

« Hormis le nombre des demandes actuelles, leur qualité est également intéressante sachant que nos interlocuteurs sont plusieurs grosses productions américaines qui reviennent en force au Maroc.

5 grosses productions américaines jouent à nouveau la carte marocaine pour 2021

« Sachant que ce sont eux qui prennent le plus de temps avant de s’engager et lancer la machine, c’est à la fois bon signe pour l’avenir des tournages au Maroc et un signal clair qui laisse entendre que notre pays est à nouveau une destination incontournable pour tourner des films américains.

« Du côté des investisseurs européens, il y a également une dynamique positive même s'ils procèdent différemment en faisant toujours arriver leurs équipes 6 à 8 semaines avant le début du tournage.

« Quoiqu’il en soit, aujourd’hui, nous avons déjà beaucoup de productions américaines présentes au Maroc à qui le CCM a délivré des autorisations de repérage pour pouvoir tourner en 2021

« Au total, cela représente 5 grosses productions américaines qui se préparent à tourner des long-métrages et des séries télévisées à partir du premier trimestre de 2021 », nous révèle de DG du CCM.

Le chiffre d’affaires du 1er trimestre 2021 sera connu après la phase actuelle de repérage

Sur le chiffre d’affaires escompté de ces premiers investisseurs de l’année à venir, Fassi-Fihri affirme qu’il est beaucoup trop tôt pour l’estimer car les équipes américaines ne sont qu’en repérage.

« La phase de repérage s’achèvera quand tous les décors naturels nécessaires seront trouvés et c’est donc qu’à ce moment que l’on sera en mesure de connaître le nombre de semaines de tournage.

« C’est pourquoi, il est encore prématuré de se prononcer sur le montant d’investissement qui sera injecté au Maroc par ces grosses productions américaines », temporise notre interlocuteur.

Le Maroc de nouveau dans la short-list mondiale des lieux de tournage

Devant notre insistance à vouloir savoir si 2021 serait l’année de la fin de la crise de l’industrie cinématographique étrangère au Maroc, Fassi-Fihri s’est voulu très rassurant en citant l’actualité.

« A l’annonce récente des campagnes imminentes de vaccination, toutes les bourses de la planète ont vu leur indice remonter en flèche comme ça n’était pas arrivé depuis longtemps.

« Cela a provoqué un vent d’optimisme qui n’a pas manqué de se répercuter sur l’industrie cinématographique de la planète dont le Maroc fait partie en termes de lieux de tournage », se félicite Fassi-Fihri en rappelant que l’annonce d’une vaccination imminente de la population du Maroc va rassurer les investisseurs qui ont déposé des demandes de tournage de Tanger jusqu’au sud.

« La seule incertitude concerne la date de réouverture des salles de cinéma »

« Là où subsiste encore une fragilité certaine partout dans le monde, c’est au niveau des lieux d’exploitation toujours fermés. En effet, personne n’a de visibilité sur une date d’ouverture des salles de cinéma », s’inquiète le directeur en affirmant qu’au Maroc, cette décision n’est pas de son ressort.

« Sur ce sujet, l’incertitude est planétaire car la France, par exemple, n’a pas arrêté d’ouvrir puis de fermer ses salles de spectacle avant d’annoncer hier soir leur prochaine réouverture à la mi-décembre.

« Sachant que plusieurs pays n’ont pas arrêté de faire marche arrière, il faut se féliciter de la constance du Maroc qui a fermé toutes ses salles depuis mars dernier », conclut le patron du cinéma marocain en ajoutant que leur réouverture dépendra de l’évolution de la situation sanitaire.

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Samir El Ouardighi
Le 25 novembre 2020 à 17h43

à lire aussi

Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite
ECONOMIE

Article : Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite

Alors que les instances internationales s'inquiètent d'un nouveau choc systémique mondial lié aux tensions géopolitiques, le Maroc navigue entre une campagne agricole prometteuse et des goulots d'étranglement logistiques nationaux. Si le blé tendre reste sous protection, les filières animale, sucrière et oléagineuse demeurent exposées à une inflation de second rang et à une saturation portuaire qui grignote les marges de manœuvre. Analyse.

Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages
ECONOMIE

Article : Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages

Au Maroc, l’inflation ralentit, mais les ménages continuent de ressentir la hausse des prix et la pression sur leur pouvoir d’achat. Cet écart vient surtout d’une lecture incomplète du taux d’inflation, ainsi que de la nature même du panier représentatif utilisé pour mesurer l’évolution des prix.

Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
BUSINESS

Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice

Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.

L’Oukaïmeden,  station d’hiver et espace culte de transhumance
SOCIETE

Article : L’Oukaïmeden,  station d’hiver et espace culte de transhumance

Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.

La météo pour le lundi 27 avril 2026
Les prévisions quotidiennes

Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026

Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.

Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
Architecture et urbanisme

Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar

L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité