Sur 1.169 procès d'infractions sexuelles, 858 victimes sont des femmes ou des filles
Le collectif Masaktach a réalisé une enquête sur le traitement judiciaire des infractions sexuelles au Maroc. Les premiers résultats sont publiés à l'occasion des 16 jours d’activisme pour l'élimination des violences faites aux femmes.
Le collectif Masaktach, composé de femmes et d’hommes qui dénoncent les violences et abus contre les femmes ainsi que la légitimation de la culture du viol au Maroc, a réalisé une enquête sur le traitement judiciaire des infractions sexuelles au Maroc.
L'étude repose sur des données collectées sur le portail "Mahakim", géré par le ministère de la Justice. Elle consiste en l'analyse des données relatives à "1.169 procès d’infractions sexuelles, à travers les 21 tribunaux de première instance au Maroc, dont au moins une audience a été tenue en novembre 2019", annonce le collectif sur son compte Twitter.
L'objectif de l'enquête, lit-on sur le même compte, est "de dresser un portrait du traitement judiciaire des affaires d’infractions sexuelles afin de mieux cerner cette réalité et de formuler des recommandations visant à améliorer la qualité de la prise en charge des affaires de violences sexuelles".
A l’occasion de la campagne des 16 jours d’activisme pour l'élimination de la violence faite aux femmes et en attendant la publication d'un rapport final, le collecitf Masaktach publie quotidiennement, depuis le 28 novembre, les premiers résultats de cette enquête.
Ces derniers portent notamment sur le profil des victimes, l’état des poursuites, la sévérité des peines ou encore le taux d’acquittement.
Ainsi, cette étude a révélé que 99,3% des plaignants sont des femmes ou des jeunes filles, tandis que 0,7% sont des jeunes garçons et/ou hommes en situation de handicap.
En effet, sur 1.169 procès traités, "858 victimes sont des femmes ou des filles et 6 victimes sont des jeunes garçons et/ou des hommes en situation de handicap", indique le collectif qui précis qu'au moins 773 victimes sont mineures sachant que pour 396 autres cas, l'âge de la victime n'est pas disponible.
Par ailleurs, dans le cadre de sa mission de sensibilisation, le collectif Masaktach a également publié un schéma retraçant "le parcours d'une combattante", victime de violences sexuelles. Un parcours décrit comme étant "complexe et souvent décourageant".

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