Bureaux de change: la Fnar organise une grève nationale vendredi après-midi
Afin d’attirer l’attention des responsables et de l’opinion publique sur la situation désastreuse que vivent les sociétés de change manuel, la Fédération nationale des associations régionales des sociétés de change (Fnar) va organiser une grève nationale, vendredi 5 mars de 14 heures à 18 heures.
"La contrainte qui nous est imposée par l’Office des changes à ne pouvoir traiter que le change manuel fait qu’avec le tarissement de la source du change avec la pandémie et la fermeture des frontières, nous sommes catégoriquement sans le moindre revenu", annonce la Fnar dans un communiqué du 2 mars.
Ainsi, depuis plus d’un an, 781 sociétés de change connaissent un gel total de leur activité et leurs 5.000 employés sont condamnés aussi par une perte d’emploi, car ils ont été exclus par le CVE et de façon inexplicable du bénéfice de l’indemnité du fonds de soutien depuis juillet 2020, contrairement aux autres secteurs liés au tourisme qui n'ont été touchés que partiellement, ajoute la même source.
"Nous avons bien contacté l’autorité de tutelle, en l’occurrence l’Office des changes, à maintes reprises pour nous ouvrir la voie à une activité d’appoint à même de nous permettre de disposer d’une source de revenus. Ils avaient dans un premier temps fait montre d’une grande compréhension compte tenu de la sensibilité et de la gravité de notre situation en nous notifiant, par écrit datant du 14 juillet 2020, de leur accord de principe à ce que nous puissions traiter des opérations de paiement et de transfert tout en gardant notre agrément sous la catégorie 'A' à condition de rechercher une convention signée avec un établissement de paiement", explique le communiqué de la Fnar.
"A notre grande déception, nous avons reçu de l’Office des changes, un écrit daté du 8 février 2021, nous proposant la conversion totale de notre agrément initial en catégorie "C" relative aux agents mandataires des établissements de paiement, ce qui équivaut en somme à l’abandon de la proposition de base d’une convention de partenariat avec un tel organisme, et donc la perte totale de notre statut en tant que société de change autonome", ajoute le communiqué de la Fnar.
La Fnar a donc décidé d'organiser une grève nationale, en espérant sensibiliser les autorités sur l’état désastreux de leur secteur qui perdure depuis une année et "qui risque de s’aggraver en raison de la situation qui prévaut dans le monde et de la situation de quasi-faillite de 781 entreprises avec des pertes de milliers de postes d’emploi stables".
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