L'OMS recommande de continuer à administrer le vaccin AstraZeneca
L'Organisation mondiale de la Santé, dont des experts se penchaient mardi 16 mars, sur le sujet, tout comme l'EMA, ont recommandé de continuer à administrer le vaccin AstraZeneca.
Le groupe consultatif d'experts de l'OMS sur la vaccination s'est réuni mardi 16 mars pour étudier le vaccin, a annoncé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS.
"Nous ne voulons pas que les gens paniquent", a déclaré la cheffe scientifique de l'OMS Soumya Swaminathan.
L'OMS a en effet souligné qu'il n'y avait pas de "rapport" avéré à ce stade entre le vaccin et de graves problèmes sanguins observés chez des personnes vaccinées, et le régulateur européen estime que les avantages "l'emportent sur les risques".
"Nous sommes toujours fermement convaincus que les avantages du vaccin AstraZeneca dans la prévention du Covid-19, avec son risque associé d'hospitalisation et de décès, l'emportent sur le risque de ces effets secondaires", a affirmé mardi la directrice exécutive de l'EMA, Emer Cooke.
Sept Etats européens (Allemagne, France, Italie, Slovénie, Espagne, Portugal et Lettonie) ont allongé lundi la liste des pays ayant suspendu par précaution l'administration du vaccin du laboratoire suédo-britannique suite à ces problèmes, tels que des difficultés à coaguler ou la formation de caillots (thrombose), dans l'attente d'un avis de l'EMA. La Suède, le Luxembourg et Chypre ont fait de même mardi.
Pa ailleurs, la Géorgie ou la Sierra Leone ont lancé lundi leur campagne avec ce vaccin, balayant les craintes d'effets secondaires. Et en Thaïlande, le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha a reçu mardi la première dose d'AstraZeneca.
Astrazeneca affirme qu'il n'y a "aucune preuve de risque aggravé" de caillot sanguin entraîné par son vaccin. Et le Premier ministre britannique Boris Johnson a assuré mardi que ce vaccin, largement administré au Royaume-Uni, était "sûr" et "extrêmement" efficace.
Pour AstraZeneca, ces déconvenues s'ajoutent à une nouvelle baisse de ses livraisons à l'Union européenne d'ici juin, que le laboratoire a été contraint d'annoncer en invoquant des problèmes d'exportations.
(Avec AFP)
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