Emploi post-Covid: L’entreprise idéale est toujours la même pour les Marocains?
Une étude propose un portrait de l’entreprise idéale aux yeux des Marocains, un an après le début de la crise. Les valeurs d'entreprise, le salaire, le changement de poste,... les critères ont bien changé. Quelles sont les nouvelles attentes des candidats?
L’entreprise idéale n’existe pas, surtout au vu de la crise sanitaire, durant laquelle toutes les composantes du marché de l’emploi ont dû doubler d’efforts pour réussir les défis imposés.
En recueillant les avis de 973 Marocains de niveaux bac+4 et bac+5 et plus, Rekrute a pu déterminer à quoi pourrait ressembler l'entreprise idéale. Ainsi, 23% des Marocains souhaiteraient travailler au sein d’une grande entreprise (GE). Le secteur privé attire bien entendu comme toujours, cependant, ils votent toujours pour l’entrepreneuriat. Ce dernier attire 21% des Marocains, qui souhaitent se lancer et travailler à leur propre compte.
Les secteurs publics et associatifs sont toujours à la traine et n’attirent pas beaucoup les profils. L'étude ne note pas vraiment de différence sur ces choix par rapport à 2017 (date de la dernière étude) si ce n’est une légère baisse de l’attrait du secteur public.
Les valeurs d'entreprise les plus importantes
A noter aussi que les Marocains démontrent beaucoup de volonté quand il s’agit de changer de poste : 60% d’entre eux sont prêts à changer de ville pour un nouvel emploi. Ils sont toujours aussi mobiles ! L’axe Casablanca-Rabat est toujours le plus attractif comme en 2017. Tanger a par contre gagné des galons, comparée à Marrakech qui a perdu quelques points, même si la ville reste toujours la 4e la plus attractive pour les candidats.
Les valeurs d’entreprise les plus attractives pour les candidats ont bien évolué depuis 2017. Même si l’engagement et la confiance reste toujours la valeur la plus recherchée, le respect de l’équilibre vie professionnelle et vie privée a gagné 6 points prenant la 2e place. Les mentalités ont évolué : la transparence et le partage qui arrivent en 3e choix ont gagné deux points tandis que le respect, qui est la 4e valeur, n’a pas bougé par rapport à 2017. L’esprit d’équipe, 5e position, a perdu quant à lui 3 points par rapport à 2017. L’intégralité qui était la 3e valeur la plus recherchée est passée en 7e position, juste après la transparence et le partage.
Pourquoi changer de travail?
Les motivations qui pousseraient les Marocains à changer d’emploi sont multiples. Le salaire reste la première motivation pour changer de travail suivi par de meilleures opportunités de carrière, un management de qualité, un équilibre vie professionnelle/vie personnelle, et un environnement de travail plus favorable. Le développement professionnel et le plaisir au travail n’arrivent qu’après.
Les priorités au travail ont donc bien évolué. Par rapport à 2017, on note d’importants changements. L’importance accordée au management a gagné 3 points, les opportunités de carrière 2 points, de même que le développement professionnel, et l’environnement de travail plus agréable 1 point.
Etes-vous prêts à recommander votre entreprise?
Selon cette étude, 71% sont prêts à recommander leur entreprise ce qui dénote une appréciation positive et une satisfaction. La crise Covid y est pour quelque chose ?
La majorité des Marocains pensent que la durée optimale dans un même poste se situe entre 3 et 4 ans (52%). 40% estiment que la durée optimale se situe entre 1 à 10 ans. Seuls 5% pensent qu’il est nécessaire d’occuper le même poste 1 an ou moins. Ces idées sont les mêmes qu’en 2017, ne pas "s’encrouter" dans son poste est donc essentiel pour les candidats même si l’entreprise aimerait bien que la durée soit plus importante.
à lire aussi
Article : La politique de l’eau, un enjeu de souveraineté nationale selon Nizar Baraka
Lors du MAP Town Hall organisé à Rabat, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a détaillé cinq priorités : dessalement, interconnexions entre bassins, équité territoriale, préservation des ressources et valorisation de l’expertise marocaine à l’international.
Article : Tourisme : pourquoi l’objectif des 26 millions de visiteurs pourrait être atteint avec deux ans d’avance
Le tourisme marocain est en avance sur son propre calendrier. Alors que l’objectif officiel reste fixé à 26 millions de visiteurs en 2030, les performances récentes poussent déjà le secteur à préparer l’étape suivante : une nouvelle feuille de route pouvant viser 30 millions d’arrivées et près de 200 milliards de dirhams de recettes.
Article : Formation continue : le CESE pointe un système trop complexe et trop concentré à Casablanca
En 2022, seuls 1.647 employeurs sur près de 315.000 cotisants ont bénéficié des contrats spéciaux de formation, selon le Conseil, qui recommande un fonds dédié, la digitalisation des démarches et un meilleur accès pour les TPME et les indépendants.
Article : Bourse de Casablanca : le MASI termine en légère baisse le 3 juin 2026
L’indice principal s’est établi à 18.563,40 points, dans un volume d’échanges de 237,9 MDH sur le marché central, avec Managem, TGCC et Alliances parmi les valeurs les plus actives.
Article : La pyrite, vieux résidu minier devenu enjeu stratégique pour OCP
C’est l’histoire d’un minerai longtemps négligé qui revient au centre du jeu industriel. Alors que les prix du soufre atteignent des niveaux historiques, OCP prépare dès 2027 la récupération locale de pyrite et de pyrrhotite, avec Managem et d’autres acteurs miniers en toile de fond. Explications.
Article : Après 17 ans, Lamia El Ghorfi quitte La Mamounia pour se consacrer à un projet familial
Après dix-sept années passées à La Mamounia, Lamia El Ghorfi a annoncé son départ de la Direction de la communication et des projets culturels. Elle indique vouloir se consacrer à un projet familial, tandis que son successeur sera dévoilé dans les prochains jours.