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ECONOMIE

Les banques participatives victimes d'une fausse perception et d'un manque de notoriété

Les banques participatives pâtissent de l'image d'une banque incomplète et d'un déficit de notoriété. Pour rapprocher leurs produits du grand public, Mouna Lebnioury, DG chez Bank Al Yousr, explique qu'il s'agit de banques, à part entière, qui accompagnent, notamment, l'entreprise dans toutes ses phases.

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Le 16 avril 2021 à 15h15 | Modifié 13 avril 2023 à 22h29

Afin de rapprocher la banque participative du grand public, Bank Al Yousr a organisé, ce jeudi 15 avril, un webinaire autour du “rôle des banques participatives dans l’accompagnement des investissements de l’entreprise”. L’occasion pour Mouna Lebnioury, DG chez Bank Al Yousr, de s’arrêter sur les difficultés dont pâtissent les banques participatives, à savoir un déficit de notoriété et une fausse perception que la clientèle s’en est faite.

Zéro notoriété pour les banques participatives

Selon Mouna Lebnioury, dans le cadre d’une étude de “tracking” de notoriété, effectuée fin 2020, auprès de 300 entreprises, les banques participatives ont marqué un score de… zéro !

“En terme de notoriété spontanée, c’est à dire lorsqu’on demande à des chefs d’entreprises de citer les banques qu’ils connaissent, il s’avère que toutes les banques conventionnelles dépassent les 80%, tandis que l’ensemble des banques participatives, n’ont jamais dépassé les 10%”, déplore Mme Lebnioury.

Selon elle, le “déficit de notoriété” n’est pas le seul problème auquel se confrontent les banques participatives, puisqu’un blocage au niveau de la “perception” existe également.

En effet, “même lorsque ces banques sont connues, on pense qu’il s’agit de sociétés de financement et non de banques à part entière. Les chiffres sont plus qu’éloquents parce que, selon les réalisations de fin janvier 2021, la place est à 14 milliards de financements, mais n’est qu’à 5 milliards de ressources, "on a plus l'impression que nous sommes là pour répondre aux besoins de financement que pour être des banques à part entière ou pour collecter les ressources des clients, y compris les entreprises”, indique-t-elle.

L’offre est désormais relativement complète

Cette “fausse” perception s’explique par le fait que, lorsque les banques participatives ont ouvert leurs portes, il n’y avait qu’un seul produit: le contrat de la mourabaha immobilière pour le particulier.

“C’est à travers ce contrat que la prise de contact a été faite entre les banques participatives et leur clientèle. C’est ainsi que cette perception a été confortée et généralisée. Nous devons tout faire pour lever cette perception qui, aujourd’hui, est fausse parce que toutes les banques participatives ont complété leur offre et la banque au quotidien est complète”, souligne Mme Lebnioury qui donne l’exemple de Bank Al Yousr, en matière de financement de l’investissement.

En effet, celle-ci a “l’ambition de servir sa clientèle d'entreprises et met tout en oeuvre pour répondre à l’ensemble de ses besoins”.

Ainsi, des équipes dotées d’expérience ont été constituées pour “traiter avec les entreprises qui ont un langage et des besoins particuliers” et “une panoplie de produits” a été mise en place, tant pour l’exploitation que pour l’investissement car, comme le souligne Mme Lebnioury, “nous avons ce qu’il faut pour accompagner l’entreprise dans toutes ses phases: la création, la modernisation ou encore l’extension”.

Ici, Mme Lebnioury fait référence au financement des opérations de l’entreprise, allant de la mourabaha immobilière pour acquisition de terrains ou de biens, au financement du matériel roulant, en passant par le financement des équipements, des matières premières ou encore des marchés publics.

“Nous avons des lignes globales qui nous permettent d’agir, en toute flexibilité, dans le cadre d’un programme d’investissement. Après l’étude du dossier, nous arrêtons une ligne globale pour le projet et les tirages se font petit à petit”.

>> Lire aussi: Bank Al Yousr communique sur ses produits de financement des entreprises

 

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