Eclairage public : ouverture d'une enquête de sauvegarde sur les importations de candélabres
Suite à la requête des sociétés Marcont et Afrique Light, le ministère du commerce a décidé d'ouvrir une enquête de sauvegarde sur les importations des candélabres pour l'éclairage public. Détails.
Les fabricants des candélabres pour l'éclairage public se plaignent de l'accroissement massif des importations des candélabres qui leur cause des dommages. De ce fait, les sociétés Marcont et Afrique Light, représentant la branche de production nationale, ont saisi le ministère du Commerce pour demander l'application de mesures de sauvegarde.
Les candélabres pour l'éclairage public sont des supports métalliques conçus pour recevoir un ou plusieurs luminaires ou projecteurs, consistant en un mât (ou fût) et éventuellement une rehausse ou une ou plusieurs crosse(s).
Dans un avis public, publié le 23 avril, le ministère informe "que la requête (des entreprises nationales, ndlr) est recevable au sens de I'article 56 de la loi n° 15-09 et que les éléments et renseignements qui y sont contenus sont documentés et suffisants pour justifier l'ouverture d'une enquête de sauvegarde sur les importations des candélabres".
En conséquence, le ministère a décidé d'ouvrir une enquête de sauvegarde sur les importations des candélabres pour l'éclairage public et ce, conformément aux dispositions de l'article 57 de la loi no 15-09.
Une hausse de 82% des importations en 5 ans
La branche de production nationale a argumenté sa demande avec des chiffres. Elle explique que les importations des candélabres pour l'éclairage public ont connu, en terme absolu, un accroissement massif de 82% au cours de la période considérée 2015-2020, passant de 8.285 tonnes en 2015 à 15.104 tonnes en 2020. Parallèlement, en terme relatif par rapport à la production nationale, les importations desdits produits ont enregistré une augmentation de 26% entre 2015 et 2020 passant de 86% à 110% .
Les entreprises nationales ajoutent que "cet accroissement massif des importations serait le résultat de développements imprévus des circonstances, telles que l'augmentation des capacités de production mondiales de produits sidérurgiques et la tendance à la hausse des mesures de protection à l'échelle internationale appliquées aux produits à base de fer ou d'acier ainsi que l'impact désastreux de la pandémie COVID-19 sur l'économie mondiale".
Le ministère avance dans son avis, qu'il "existe également des éléments de preuve suffisants, montrant que les importations des produits concernés ont eu une incidence négative sur certains indicateurs économiques de la BPN de candélabres en 2019 et 2020 notamment les ventes, la part de marché, ce qui a impacté négativement les résultats financiers de la BPN", et que " la dégradation de ces indicateurs a coïncidé avec l'accroissement des importations et de leur part sur le marché national. En plus du dommage constaté, la BPN allègue que l'industrie en question est confrontée à un dommage plus grave si aucune mesure de sauvegarde n'est mise en place".
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