Légère aggravation du déficit budgétaire au 31 juillet 2021
Selon le MEFRA, les recettes fiscales se sont améliorées sur les 7 premiers mois de 2021 en parallèle à une hausse des dépenses. Le déficit budgétaire en résultant a été financé principalement par le marché domestique.
Le ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, vient de publier la situation des charges et ressources du Trésor (SCRT). Selon ce document qui présente les résultats de l’exécution des prévisions de la loi de finances, le déficit budgétaire au 31 juillet a augmenté de près de 500 millions de DH (MDH) par rapport à la même période de l’année dernière, pour s’établir à 42,6 milliards DH (MMDH).
Hausse des recettes fiscales et repli des recettes non fiscales
La principale raison derrière la hausse des recettes fiscales, à fin juillet 2021 par rapport à la même période de l’année dernière, réside dans l’effet de base lié à l’arrêt brutal de l’activité durant le confinement et son impact sur les recettes fiscales.
Ces recettes fiscales ont enregistré une hausse de 10,6 MMDH, soit 9,3% de plus par rapport à fin juillet 2020, pour s’établir à 124,9 MMDH. A l’exception des recettes de l’IS qui ont reculé de 2,9 MMDH (-10,5%), toutes les autres recettes fiscales ont augmenté.
Ainsi, les recettes de l’IR ont augmenté de 3,3 MMDH (+13,5%) sous l’effet combiné de la hausse des recettes générées par l’IR sur salaire et sur les profits fonciers et les deux opérations de régularisation spontanée de la situation fiscale des contribuables.
Les recettes de la TVA à l’intérieur ont, quant à elles, augmenté de 2,5 MMDH (+21,6%) grâce au redressement de la demande intérieure suite à la reprise de la consommation des ménages. Aussi, la progression des importations et des mises à la consommation a fait progresser les recettes de la TVA à l’importation de 4,7 MMDH (+24%), des taxes intérieures de consommation (TIC) de 1,8 MMDH (+12,1%) et des droits de douane de 1,4 MMDH (+28,4%).
Les recettes non fiscales se sont fixées à 11,1 MMDH, et ont de leur côté connu une baisse 614 MDH, attribuable au recul des fonds de concours de 3,6 MMDH. Toutefois, ce recul a été atténué par les dividendes l’ANCFCC (1,3 MMDH) et de l’OCP (+1 MMDH).
Accroissement des dépenses
Les dépenses ordinaires ont affiché une hausse de 9,6 MMDH (+6,9%) par rapport à la même période de l’année dernière et un taux d’exécution de 60,8% du budget annuel, en s’établissant à 150,2 MMDH.
Ces dépenses additionnelles sont réparties entre les dépenses de biens et services (+6 MMDH, dont 4,9 MMDH de dépenses de personnel), la charge de compensation (+2,6 MMDH) en liaison avec la hausse des cours du gaz butane et les intérêts de la dette qui ont dépassé 1 MMDH.
Déficit budgétaire global en hausse malgré un solde ordinaire en amélioration
Ces évolutions des recettes et des dépenses ordinaires se sont traduites par un solde ordinaire négatif de 12,2 MMDH à fin juillet 2021, soit une amélioration de 635 MDH. Et malgré un solde excédentaire des CST de plus de 8,9 MMDH (+2 MMDH), le déficit budgétaire global a augmenté de près de 500 millions de DH suite à l’augmentation des investissements de près de 3,1 MMDH.
Le marché financier domestique à la rescousse
Compte tenu de ces évolutions et d’une réduction des opérations en instance de 14,4 MMDH, la situation des charges et ressources du Trésor a dégagé un besoin de financement de l’ordre de 56,9 MMDH. Ce besoin a été couvert principalement par le recours au marché de la dette intérieure (31,1 MMDH) et la mobilisation de financements extérieurs (3,5 MMDH)
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