Exploration pétrolière offshore : seulement 42 forages pour 300.000 km2 (Mme Benkhadra)
La directrice générale de l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra, précise que l’exploration pétrolière est un processus long, fortement capitalistique et très risqué, car même en cas de découverte, des opérations d’appréciation et de nombreux autres forages sont nécessaires pour estimer et prouver les réserves en place avant de commencer la phase de développement. Mme Benkhadra s'exprimait dans le cadre d'un entretien accordé à "Maroc Le Jour", le quotidien francophone de la MAP.
Ces différentes étapes, a estimé la DG de l'ONHYM, peuvent durer plusieurs années selon la nature et le type des gisements avant d'entrer dans la phase de production, notant que "plus de 97% des investissements sont menés par des partenaires étrangers sur leurs permis d’exploration et plusieurs zones ont un potentiel en onshore et en offshore, surtout que les bassins offshores couvrent près de 300.000 km2 et ne comportent que 42 puits forés".
Dans ce sens, elle a indiqué que plusieurs zones au large de Rabat-Salé, Essaouira, Agadir, Tarfaya et Boujdour sont potentielles et ont montré des systèmes pétroliers actifs, appelant à poursuivre les efforts et surtout forer des puits.
"Nous sommes confiants quant au potentiel pétrolier et gazier de notre pays. L’histoire est pleine d’exemples de pays qui ont mis énormément de temps et d’efforts avant d’aboutir à une découverte majeure", a dit Mme Benkhadra, relevant que le cas de la Mauritanie et du Sénégal, qui ont des systèmes géologiques similaires au Maroc, montre que la persévérance finit toujours par payer.
Le Maroc continuera toutefois à être considéré comme un pays à risques économiques pour l’exploration pétrolière et gazière tant qu’une première découverte importante n’est pas réalisée, ce qui a un impact sur l’engagement des compagnies internationales, a tenu à préciser la DG de l’ONHYM.
Par ailleurs, Mme Benkhadra a indiqué que le futur Code gazier, qui reprend les principes appliqués en Europe, prévoit la séparation des activités de production, de distribution et de transport, annonçant dans ce cadre la création future au Maroc d’un Gestionnaire du Réseau de Transport national.
«Notre tutelle nous a demandé de mettre en place une filiale qui sera en charge du développement du réseau de transport et du stockage stratégique du gaz naturel», a-t-elle précisé.
Une fois créée, la nouvelle structure s’attellera au développement du réseau gazier national et à la sécurisation des approvisionnements du pays. Les dispositions pour la création du Gestionnaire du réseau de transport sont en cours de mise en place".
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