Vols spéciaux : le flou persiste autour des conditions d'éligibilité
[MISE À JOUR] Les conditions d'éligibilité pour les vols spéciaux, mis en place à partir du Maroc vers différents pays, demeurent floues. Après avoir interdit les titulaires de visas C et D d'embarquer sur ces vols durant la journée du 2 décembre, ainsi que ce vendredi matin, les visas D sont désormais autorisés à quitter le territoire national à partir de cet après-midi, apprend Médias24 auprès d'une source bien informée.
De nombreuses personnes qui se trouvaient sur place au moment de la suspension des vols du et vers le Maroc ne sont pas parvenues à embarquer sur les vols de rapatriement, ce jeudi 2 décembre.
"La police nous a débarqués aujourd'hui du vol Transavia de 19h, suite à des instructions reçues ce matin selon lesquelles seuls les Français et les résidents sont autorisés à quitter le Maroc. J'ai un visa salarié long séjour, et nous avons été nombreux à être débarqués." Tel est le témoignage d'une voyageuse marocaine à destination de la France, publié sur un groupe Facebook.
D'autres voyageurs, dans la même situation, indiquent que leurs compagnies aériennes, notamment Air Arabia, n'acceptent plus les titulaires de visas C et D sur les vols de rapatriement.
Notons que le visa D est un visa long séjour (séjour de plus de 3 mois à 1 an). Il est délivré le plus souvent pour les études, le travail ou pour des raisons familiales. Les titulaires de ce type de visas, qui se retrouvent bloqués actuellement au Maroc, devraient logiquement pouvoir être rapatriés pour reprendre leur travail ou poursuivre leurs études selon le cas.
Quant au visa C, dit de court séjour, il permet de voyager en France pour 3 mois maximum.
Médias24 a donc cherché à éclaircir ce point. Trois sources du secteur, requérant l'anonymat, nous ont confirmé l'information. Quelques heures plus tard, l'une d'entre elles nous confiait que les titulaires de visas D étaient à présent autorisés à embarquer sur les vols de rapatriement.
Les visas C ne sont toujours pas acceptés pour les vols spéciaux
Une première source au sein de la Fédération nationale des agences de voyages du Maroc nous a confié, dans la matinée du vendredi 3 décembre, avoir "reçu récemment un e-mail d'une compagnie aérienne en particulier, les informant que les visas C et D ne sont pas acceptés sur les vols spéciaux de rapatriement". Notre interlocuteur ignore par ailleurs si cette disposition est appliquée par toutes les compagnies aériennes.
Quelques heures après, cette même source nous apprend "que les agences de voyages ont reçu de nouvelles instructions, les incitant à accepter les visas D à partir de ce vendredi après-midi. L'interdiction aura donc duré un jour et demi".
Une autre source, au sein de l'Association des agences de voyages de Rabat-Salé-Kénitra, nous explique que "ce qui est demandé aux voyageurs pour l'instant, c'est la nationalité (française, canadienne ou autres) et/ou la résidence".
Pour sa part, l'une des compagnies aériennes jointe par Médias24 explique ce qui suit : "C'est tout à fait normal que les titulaires de visas C ne soient pas acceptés sur les vols de rapatriement. Ce sont des Marocains et des résidents au Maroc ; ils n'ont donc pas besoin d'être rapatriés vers un pays qui n'est pas le leur."
Ainsi, toute personne désireuse d'embarquer dans un des vols spéciaux, à partir du Maroc, devrait contacter la compagnie aérienne de son choix pour s'assurer des mesures mises en place et des conditions d'éligibilité, avant de procéder à la réservation.
Pas de vols prévus pour rapatrier les Marocains bloqués à l'étranger
Par ailleurs, de nombreux Marocains se sont retrouvés bloqués à l'étranger depuis le 29 novembre, date d'entrée en vigueur de la décision de suspension des vols.
Une source bien informée nous fait savoir que "pour le moment, il n'y a que des vols de rapatriement dans le sens Maroc-étranger".
Notons que la décision relative à la fermeture des frontières marocaines intervient à la suite de l'apparition du nouveau variant Omicron dans plusieurs pays étrangers. Cette décision devrait durer deux semaines, mais pourrait, si le gouvernement le décide, être prolongée.
Le Maroc suspend tous les vols passagers dans les deux sens pour deux semaines dès lundi
à lire aussi
Article : Pratt & Whitney Canada inaugure son usine de moteurs d'avions à Casablanca
Pratt & Whitney Canada a officiellement inauguré, ce mardi 21 avril 2026, sa nouvelle installation au cœur de la zone Midparc à Nouaceur. Détails.
Article : Cuivre. Prix records, projets en cascade… nourrie par les tensions géopolitiques, la ruée vers le Maroc s’accélère
Porté par un cuivre désormais autour de 13.100 dollars la tonne sur le LME et plus de 6 dollars la livre sur le COMEX, le secteur minier marocain entre dans une phase d’accélération. Entre la montée en puissance de Tizert, les ambitions de Managem (jusqu’à 182.000 tonnes en 2026) et l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux tel KGHM, le Royaume se positionne comme un relais stratégique dans un marché mondial sous tension, où transition énergétique et dépenses de défense redessinent la hiérarchie des producteurs. Décryptage.
Article : Au SIAM 2026, OCP met en avant sa vision intégrée de l'agriculture et de l'élevage
Le groupe OCP met en avant, à l'occasion du 18e Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) qui se tient du 20 au 28 avril à Meknès, sa vision intégrée des systèmes agricoles, illustrant le rôle central du phosphore dans l'articulation entre fertilité des sols, production végétale et alimentation animale.
Article : Ligue arabe : Rabat insiste sur une réponse commune aux actions iraniennes
Réuni en visioconférence le 21 avril 2026 à l’initiative de Bahreïn, le Conseil ministériel a examiné les répercussions des tensions régionales. De son côté, le Maroc a réaffirmé son soutien aux États concernés et au respect du droit international.
Article : En visite à Stockholm, Hammouchi formalise un partenariat sécuritaire inédit avec les autorités suédoises
Paraphé lors d’entretiens avec le ministre de la Justice Gunnar Strömmer et les responsables policiers du pays nordique, le dispositif inclut des canaux rapides de coopération opérationnelle et d’assistance technique.
Article : Législatives 2026. Samir Chaouki : pourquoi j'ai choisi le PJD
C’est l’une des investitures les plus commentées de ce premier round PJDiste. En propulsant Samir Chaouki, journaliste de renom et président du think tank OMEGA, dans la circonscription de Hay Hassani, le PJD envoie probablement, comme il l'avait fait par le passé, un signal d'ouverture. Entre rupture avec les méthodes classiques et volonté de transparence, le candidat se confie à Médias24 sur ce nouveau défi.