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Coronavirus

Omicron, chiffres, restrictions... Voici ce que l'on sait

En ce début de quatrième semaine de la nouvelle vague, le Maroc entre dans la phase de transmission communautaire. Omicron probablement devenu dominant. Les autorités sanitaires surveillent la situation avant de prendre de nouvelles mesures. Round-up de l'essentiel à savoir sur cette nouvelle vague.

Omicron, chiffres, restrictions... Voici ce que l'on sait
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Le 2 janvier 2022 à 19h35 | Modifié 3 janvier 2022 à 10h48

2022 démarre avec des indicateurs épidémiologiques inquiétants. La vague Omicron poursuit son avancée. Le Maroc entame la quatrième semaine de cette nouvelle vague qui sera marquée par la phase de transmission communautaire.

Les indicateurs appellent à la plus grande vigilance. Voici quelques chiffres importants :

Les nouveaux cas Les nouvelles admissions en réanimation Les nouveaux décès
du 13 au 19 décembre 1.332 42 13
du 20 au 26 décembre 3.305 103 19
du 27 au 2 janvier 10.658 152 27

D'une semaine à l'autre, le nombre de nouveaux cas a triplé.

21 jours après le début de la vague, le nombre de nouveaux cas a été multiplié par huit, confirmant que la vague connaîtra une hausse fulgurante des nouveaux cas et donc des cas actifs. Le nombre hebdomadaire de nouveaux cas de covidose (cas sévères ou critiques) a triplé. Celui des décès a doublé.

Le pic de la vague sera probablement atteint entre le 17 et le 23 janvier, selon Dr Mouad Merabet .

>> Omicron dominant dans les prochains jours

Pr Abdelfattah Chakib, Professeur de maladies infectieuses et tropicales à la faculté de médecine de Casablanca et Pr Saïd Motaouakkil, Anesthésiste-Réanimateur et président honoraire de la SMSM, confirment tous les deux que nous sommes face à une vague particulière.

Cette vague est marquée par la coexistence des deux variants Delta et Omicron. "Le nombre d'hospitalisations plus important est dû au Delta et le nombre important de nouveaux cas est dû à l'Omicron", commente Pr Abdelfattah Chakib.

"Les patients COVID-19, vont devenir de plus en plus nombreux, les cas graves resteront relativement faibles", avance pour sa part Pr Saïd Motaouakkil. "Comme dans les autres pays qui nous ont précédés, ceux qui seront gravement touchés sont les non-vaccinés et les personnes présentant des maladies chroniques". Et d'ajouter, "seuls le respect des mesures barrières, la vaccination et le traitement rapide des cas avérés permettront d'atténuer les effets néfastes de la vague".

Si les deux variants sont toujours en circulation, Omicron est en passe d'être dominant.

Début décembre, 19% des opérations de séquençage faites après criblage (cas positifs suspects) étaient confirmées Omicron. Ce taux est passé ensuite à 34%.  Aujourd'hui, il est de 85% nous confirme une source autorisée au ministère de la santé. 

"Omicron va prendre le dessus dans les jours qui viennent", confirme Pr Motaouakkil.

>> De nouvelles restrictions sont possibles

Au vu du contexte actuel et de l'aggravation attendue des indicateurs épidémiologiques, la question que se posent les Marocains est de savoir si de nouvelles mesures seront prises incessamment.

Selon des sources sûres consultées par Médias24, il n'est pas exclu que les autorités sanitaires prennent de nouvelles mesures en fonction de l'évolution de la situation. Peut-être, si l'aggravation se poursuit, restreindre davantage les rassemblements pour freiner la propagation mécanique.

Le recours au couvre-feu n'est pas non plus exclu. C'est une arme plus efficace pour freiner la propagation. Cette mesure sera appliquée en cas d'importante aggravation du contexte épidémiologique. Nos sources rappellent qu'elle est en vigueur dans plusieurs pays européens. Pour ce qui concerne la réouverture des frontières, "elle ne dépend pas de nous, répond notre source, mais de la situation dans les autres pays".

Cela étant, un retour au confinement est totalement exclu. Restrictions pour réduire les rassemblements, couvre-feu éventuel, mais pas de confinement en vue, sauf incroyable aggravation.

Scientifiquement parlant, la situation exige-t-elle un durcissement des mesures ?  "Je ne pense pas qu'il est nécessaire de prendre plus de mesures restrictives, au vu de l'évolution de la vague actuelle", affirme Pr Said Moutaouakkil.

Pr Abdelfattah Chakib converge dans le même sens et apporte un éclairage supplémentaire. "D'un point de vue scientifique, les mesures de restrictions sont décidées quand le système de santé est menacé. Actuellement, malgré les disparités régionales, le système de santé national est relativement épargné et ne subit pas une grande pression. La pression qui existe dans certaines zones est pour le moment gérable", explique-t-il.

>> Omicron moins virulent ?

La hausse des nouveaux cas de réanimation ne se reflète que partiellement sur le nombre de cas critiques et le taux d'occupation des lits de réanimation.

Des personnes qui ont été vaccinées depuis plus de 6 mois pensent à tort être protégées contre Omicron, alors qu'elle ne le sont pas

On est passé d'une moyenne hebdomadaire de 99 cas (du 13 au 26 décembre) à 130 (du 27 au 2 janvier).

Peut-on conclure que Omicron  est-moins virulent ? "Il est trop tôt pour tirer une conclusion définitive. Il se peut que ce variant soit en effet moins virulent, comme cela peut s'expliquer par le décalage de 10 à 15 jours entre l'explosion des cas et celle des cas graves", répond Pr Chakib. Pour ce dernier, il faut attendre cette semaine pour se fixer. 

"Les personnes fragiles et atteintes de maladies chroniques doivent rester en vigilance, quelle que soit la virulence du nouveau variant. Ce qui rend la situation compliquée, c'est que des personnes qui ont été vaccinées depuis plus de 6 mois pensent être protégées contre Omicron, alors qu'elle ne le sont pas", alerte Pr Chakib.

La troisième dose booster est aujourd'hui, une arme supplémentaire dans l'arsenal de lutte contre cette pandémie.

>> Séjour en réanimation plus court

Ce qui est certain et que confirment nos différentes sources, c'est que la durée de la maladie s'est raccourcie, que ce soit la phase d'incubation, de maladie ou même de séjour en réanimation pour les cas graves.

"La durée de la maladie, en général, sera courte car l'Omicron frappe davantage les voies aériennes supérieures et peu le poumon profond. C'est pour ça que la durée en réanimation sera courte", explique Dr Saïd Motaouakkil.

Pr Abdelfattah Chakib présente une explication supplémentaire au court séjour en réanimation. "Des avancées majeures ont été enregistrées dans le domaine de la prise en charge clinique de la maladie", explique-t-il. En plus de l'expérience acquise, il n'y a pas de pression sur les services de réanimation, permettant une meilleure prise en charge des malades.

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