Lancement imminent de l’Observatoire marocain de la commande publique
L’Observatoire marocain de la commande publique aura pour mission de collecter, traiter et analyser les données relatives aux aspects économiques, sociaux et techniques de la commande publique.
"Pour couronner le processus de dématérialisation et de modernisation de la commande publique, la Trésorerie générale du Royaume (TGR) envisage le lancement imminent de l'Observatoire marocain de la commande publique", a affirmé Noureddine Bensouda, trésorier général du Royaume, lors d'une conférence organisée par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).
Dans ce sens, il a rappelé que la concrétisation des recommandations formulées, tant par certaines institutions constitutionnelles comme le Conseil économique, social et environnemental (CESE), que celles préconisées par la Commission spéciale sur le modèle de développement, appelle, entre autres, le renforcement de la transparence de la commande publique, grâce à la publication régulière des indicateurs et des données qui s'y rapportent.
La vocation de l'observatoire
Cet observatoire a d'abord pour vocation de collecter, de traiter et d'analyser les données relatives aux aspects économiques, sociaux et techniques de la commande publique, ainsi que la promotion et la valorisation de l'information économique, financière et comptable y afférente.
Il tend ensuite à élaborer les indicateurs de suivi de la performance de la commande publique, leur analyse et leur communication aux décideurs et au grand public.
L'Observatoire a ainsi pour mission de constituer une instance de concertation, d'échange interactif et de transversalité d'informations, avec l'ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de la commande publique.
Il est destiné à constituer également une référence au service des décideurs, des opérateurs économiques et socio-professionnels et des universitaires intéressés par les questions relatives à la commande publique.
L'Observatoire marocain de la commande publique permettra au Maroc de se doter d'un outil pérenne de suivi de l'évolution enregistrée concernant l'achat public, et de créer un "entrepôt de données" qui seront exploitées pour être diffusées dans un rapport annuel.
Ces données seront consultables dans des outils dédiés qui aideront les acheteurs publics à analyser leurs démarches d'achats, à suivre leurs engagements, à analyser leur attractivité sur le territoire national et à en constater les retombées, a expliqué le Trésorier général du Royaume.
Il demeure entendu que la conception de l'Observatoire marocain de la commande publique s'appuiera sur le système d'information en place relatif au portail marocain des marchés publics, le système de gestion intégrée de la dépense ainsi que sur les données et les informations émanant des autres parties impliquées dans le domaine de la commande publique, a-t-il noté.
Les délais moyens de paiement ramenés à 18,6 jours en 2021
Lors du même évènement, la TGR a indiqué que les délais de paiement de la commande publique ont été ramenés en moyenne à 18,6 jours en 2021, dont 19,25 jours pour l'Etat, et 17,47 jours pour les collectivités territoriales, a indiqué le Trésorier général du Royaume.
"La mise en œuvre du système de dispositif électronique des factures a porté ses fruits en termes de réduction des délais moyens de paiement de la commande publique de l'Etat et des collectivités territoriales", a-t-il dit.
Quant aux marchés publics, les délais ont été ramenés en moyenne de 58 jours en 2017 à 33,9 jours en 2021, dont 32,83 jours pour l'Etat et 37,4 jours pour les collectivités territoriales.
Concernant l'évolution de la soumission électronique, Noureddine Bensouda a précisé que le nombre de réponses électroniques déposées, via le portail des marchés publics, a connu une évolution substantielle passant de 2.094 en 2017 à 82.609 en 2021.
Pour ce qui est du recours aux enchères électroniques inversées, il a connu une évolution notable, passant d'un montant de 606,5 millions de dirhams en 2017 à 3,3 milliards de dirhams en 2021, a-t-il ajouté. Les économies réalisées par le recours à cette procédure sont évaluées à 1 MMDH durant les cinq dernières années.
(Avec MAP)
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