La flambée du prix de la tomate est due à la multiplicité des intermédiaires (Baitas)
Mustapha Baitas, porte-parole du gouvernement, a imputé la flambée du prix de la tomate à la multiplication des intermédiaires et aux défaillances des marchés de gros, lors du point de presse tenu ce jeudi 17 mars à l’issue du Conseil du gouvernement.
A l’approche du mois de ramadan, la hausse des prix des fruits et légumes, et de la tomate en particulier, ne pouvait pas plus mal tomber.
Le sujet a été évoqué il y a quelques jours, et le porte-parole du gouvernement avait annoncé "des mesures qui permettraient de faire baisser les prix".
Les exportations ont été suspendues pour une durée limitée. Mais l'effet escompté n'a pas eu lieu.
A Rabat et à Casablanca, le citoyen marocain achète le kilo de tomate à 12 DH.
Lors du point de presse de ce jeudi 17 mars, la question a été de nouveau posée au porte-parole du gouvernement. Selon Mustapha Baitas, le prix de la tomate ne devrait pas dépasser "7 à 8 DH, en comptant la marge bénéficiaire et les frais de transport, sachant que le prix de la tomate sur le marché de gros d’Inezgane est de 5 DH/kilo".
Comment expliquer cet écart ? "La production nationale de tomate n’y est pour rien. Elle couvre la demande nationale a minima pour le mois sacré de Ramadan", assure Mustapha Baitas.
Pour ce dernier, la multiplication des intermédiaires est la principale cause de la flambée du prix de la tomate. Et de poursuivre : "En l’absence d’une réforme des marchés de gros de fruits et de légumes, la hausse des prix sera fréquente".
La région Souss-Massa répond à hauteur de 90% à la demande nationale en tomate, selon le porte-parole du gouvernement.
Le marché de gros d'Inezgane semble, à l'instar de la majorité des marchés du pays, souffrir de dysfonctionnements. Dans son rapport publié le lundi 14 mars, la Cour des comptes déplore l’incapacité des marchés de gros à déterminer les prix. "Les prix homologués ne reflètent pas les prix pratiqués sur les marchés de gros", indique le rapport.
Cette non-maîtrise des prix découle également d'un recul du rôle et des prestations des communes comme des mandataires au sein des marchés, selon la même source.
La suspension des exportations de tomates révèle les défaillances de la distribution intérieure
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