La planète en proie à une augmentation de la fréquence des vagues de chaleur
Le monde sera confronté à une augmentation significative des vagues de chaleur d'ici 2100 et cela même à supposer que les pays parviennent à atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, selon une nouvelle étude.
Malgré une probable réduction des émissions de gaz à effet de serre, les vagues de chaleur seront trois à dix fois plus fréquentes en 2100 qu'elles ne le sont aujourd'hui, indique une étude publiée ce jeudi 25 août, par la revue Communications Earth & Environment.
Cette hypothèse est envisageable “quels que soient les efforts déployés pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre de l'accord de Paris sur le climat signé lors de la COP21 en 2015” assurent les auteurs de l’étude.
Si les vagues de chaleur record des étés récents deviendront beaucoup plus fréquentes dans des régions comme l'Amérique du Nord et l'Europe, l’Afrique n’est pas en reste.
Comparé à certains pays d’Afrique centrale et de l’ouest notamment, le Maroc sera quelque peu épargné. Selon les données des scientifiques, entre 25 et 100 jours d’une vague de chaleur record, pourraient s'abattre annuellement sur le Maroc d’ici à 2100, selon les régions.
Pour compiler ces résultats, l'étude s'est basée sur des indices prenant en compte une combinaison de température et d'humidité de l'air qui mesure l'impact de la chaleur sur le corps humain dont les effets sont extrêmement néfastes.
Un danger pour la santé publique et les systèmes agricoles
Les impacts des températures très élevées sur la santé publique et les systèmes agricoles en termes d'assèchement des sols et de stress hydrique, sont en effet très importants.
“La chaleur extrême contribue à l'apparition de maladies chroniques et est associée à des pertes régulières de temps de travail en plein air " précisent les auteurs de l’étude.
Et d’ajouter : “ les limites d'adaptabilité aux températures extrêmement élevées peuvent potentiellement menacer l'habitabilité de larges pans de la surface terrestre”.
L'indice de chaleur sert justement à quantifier le stress thermique sur les êtres humains, en tenant compte des effets de la température et de l'humidité sur le stress thermique et condense ces informations en un seul chiffre, exprimé sous forme de température.
D’après le National Weather Service des États-Unis, un indice de chaleur supérieur à 39,5°C est classé comme "dangereux" en raison de l'apparition probable de crampes de chaleur et d'un épuisement.
Pis, un indice de chaleur supérieur à 51°C est quant à lui classé comme étant "extrêmement dangereux" et peut entraîner un coup de chaleur et même la mort en quelques heures.
à lire aussi
Article : La politique de l’eau, un enjeu de souveraineté nationale selon Nizar Baraka
Lors du MAP Town Hall organisé à Rabat, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a détaillé cinq priorités : dessalement, interconnexions entre bassins, équité territoriale, préservation des ressources et valorisation de l’expertise marocaine à l’international.
Article : Tourisme : pourquoi l’objectif des 26 millions de visiteurs pourrait être atteint avec deux ans d’avance
Le tourisme marocain est en avance sur son propre calendrier. Alors que l’objectif officiel reste fixé à 26 millions de visiteurs en 2030, les performances récentes poussent déjà le secteur à préparer l’étape suivante : une nouvelle feuille de route pouvant viser 30 millions d’arrivées et près de 200 milliards de dirhams de recettes.
Article : Formation continue : le CESE pointe un système trop complexe et trop concentré à Casablanca
En 2022, seuls 1.647 employeurs sur près de 315.000 cotisants ont bénéficié des contrats spéciaux de formation, selon le Conseil, qui recommande un fonds dédié, la digitalisation des démarches et un meilleur accès pour les TPME et les indépendants.
Article : Bourse de Casablanca : le MASI termine en légère baisse le 3 juin 2026
L’indice principal s’est établi à 18.563,40 points, dans un volume d’échanges de 237,9 MDH sur le marché central, avec Managem, TGCC et Alliances parmi les valeurs les plus actives.
Article : La pyrite, vieux résidu minier devenu enjeu stratégique pour OCP
C’est l’histoire d’un minerai longtemps négligé qui revient au centre du jeu industriel. Alors que les prix du soufre atteignent des niveaux historiques, OCP prépare dès 2027 la récupération locale de pyrite et de pyrrhotite, avec Managem et d’autres acteurs miniers en toile de fond. Explications.
Article : Après 17 ans, Lamia El Ghorfi quitte La Mamounia pour se consacrer à un projet familial
Après dix-sept années passées à La Mamounia, Lamia El Ghorfi a annoncé son départ de la Direction de la communication et des projets culturels. Elle indique vouloir se consacrer à un projet familial, tandis que son successeur sera dévoilé dans les prochains jours.