Pollution marine : les détails du Plan d’urgence national
La position géographique du Maroc l’expose à des risques de pollution marine. Un plan d’urgence national de préparation et de lutte contre la pollution marine accidentelle a été mis en place pour atténuer les impacts d’une potentielle marée noire et protéger une diversité marine rare et fragile.
- Le littoral marocain n’a pas été touché par la fuite de fioul près de Gibraltar.
- Un plan marocain vise à protéger les 200 miles marins et 3.500 km de côtes.
- Des exercices de simulation bi-annuels baptisés Simulex.
Plus de peur que de mal. La quasi-totalité des 215 tonnes de fioul lourd, 250 tonnes de gasoil et 27 tonnes d'huile lubrifiante, ont été retirées de l'OS 35. Ce navire s'est échoué dans la soirée du lundi 29 août, au large de Gibraltar, suite à la collision avec un méthanier transportant du gaz naturel liquéfié (GNL).
Des rejets de fioul ont atteint les côtes de Gibraltar et des plages du sud de l'Espagne après être passés au travers du barrage flottant mis en place autour de l'OS 35. Cependant, “il n'y a pas d'inquiétude à avoir au Maroc”, précise à Médias24 le Département de l'Environnement, relevant du ministère de la Transition énergétique et du développement durable.
D'une part, aucune trace de fioul n'a été constatée sur les côtes marocaines ; d'autre part, le Royaume se déclare paré à toute éventualité, à travers un Plan d'urgence national (PUN) de préparation et de lutte contre la pollution marine accidentelle.
Institué par décret en 1996 et complété par son arrêté d'application promulgué en 2003, ce Plan d'urgence national a pour objectif d'assurer la mobilisation et la coordination des moyens de lutte pour protéger les 200 miles marins, 3.500 km et 1 million de km2 de plan d'eau dont jouit le Royaume.
Le trafic massif expose en effet le Maroc à des risques potentiels de pollution marine accidentelle par les produits pétroliers et d'autres produits chimiques nocifs. Entre 1957 et 2010, une quinzaine d'incidents maritimes ont été recensés au Maroc.
L'accident du pétrolier iranien Kharg 5, survenu en 1989 au large des côtes atlantiques avec le déversement de 70.000 tonnes de pétrole brut, et celui du pétrolier chypriote Sea Spirit dans le détroit de Gibraltar en 1990, sont les plus marquants.
Trois postes de commandements complémentaires
L'organisation de la lutte dans le cadre du PUN s'articule autour d'une Commission nationale de lutte contre la pollution marine accidentelle. Cette commission a sous ses ordres trois postes de commandements :
- poste de commandement national : soutenu par une cellule de soutien logistique, un comité scientifique et une cellule juridique et financière, l'Etat-major coordonne les opérations terrestres, aériennes et maritimes ;
- poste de commandement local : composé du coordinateur local (gouverneur de province ou préfecture), de l'Etat-major provincial et du comité technique de soutien ;
- poste de commandement opérationnel : le chef des opérations à terre dirige plusieurs cellules (logistique, d'intervention, juridique, personnel, informations).
En l’absence de catastrophe écologique sur les côtes marocaines ces dernières années, le dispositif de lutte contre la pollution marocaine se perfectionne via des exercices de simulation bi-annuels, baptisés Simulex. Le dernier en date s’est tenu à Mohammedia en juin 2022.
Sauvetage, extinction de feu et formation
Organisée par le ministère de la Transition énergétique et du développement durable, la simulation concernait une collision au large de la ville de Mohammedia, entre un pétrolier et un cargo provoquant un déversement de 3.000 tonnes de pétrole brut, remplacé par de la tourbe, une matière organique biodégradable inoffensive.
Les opérations simulées ont concerné les aspects relevant de l'assistance à un navire en difficulté (ANED) et à la lutte en mer et à terre, contre une pollution par les hydrocarbures (POLMAR mer/terre).
Généralement, les exercices dans le cadre du Simulex simulent les événements suivants :
- le sauvetage de vies humaines en péril ;
- l’extinction de feu sur un pétrolier en avarie ;
- l'intervention pour lutter contre un déversement d’hydrocarbure, à travers des opérations de confinement et de récupération ;
- la protection des côtes menacées par la pollution ;
- l’organisation de la formation du personnel en matière de prévention et de lutte.
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