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ECONOMIE

Le capital marocain encore peu présent dans une industrie automobile promise à un bel avenir

Alors que l’industrie automobile au Maroc ne cesse de croître, le nombre d’équipementiers marocains reste faible. Le secteur jouit pourtant de solides fondamentaux, mais il devra poursuivre son développement afin de chercher plus d’intégration, notamment en amont.

Le capital marocain encore peu présent dans une industrie automobile promise à un bel avenir
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Le 26 septembre 2022 à 11h36 | Modifié 26 septembre 2022 à 20h52

Malgré les indéniables réussites de l’industrie automobile au Maroc, le capital marocain n’a toujours pas suffisamment percé dans le secteur, qui reste dominé par les groupes internationaux. C’est le regret exprimé par Tajeddine Bennis, directeur général de Snop Tanger Kenitra, filiale de l’équipementier français FSD, lors de l’étape de Tanger des Régionales de l’investissement, organisées par la Banque populaire.

Il aimerait en effet voir des groupes nationaux qui se démarquent, comme la Turquie peut en avoir. Ces équipementiers turcs commencent même à investir au Maroc, alors que les exportations marocaines de véhicules neufs vers l’Europe ont dépassé les exportations turques au cours de la première moitié de cette année.

Les filiales marocaines des équipementiers étrangers sont les plus compétitives de leurs groupes, selon Tajeddine Bennis. Un grand groupe qui emploie déjà 16.000 personnes au Maroc s’apprête d’ailleurs à ouvrir quatre nouvelles unités dans des métiers différents, en plus d’un centre d’ingénierie, a révélé Hakim Abdelmoumen, président de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce automobile (AMICA), lors de ce panel consacré à l’industrie automobile.

Le taux d’intégration du secteur au Maroc a dépassé les 60%. Pour atteindre l’objectif des 80%, Hakim Abdelmoumen préconise de développer un tissu de PME de rang 2 pour ne pas avoir à importer les intrants. Il invite par la même occasion les Marocains à y investir.

La directrice de l’industrie automobile au ministère de l’Industrie et du commerce, Ayda Fathi, a quant elle annoncé que son ministère travaillait sur la mise en place de joint-ventures avec des partenaires internationaux, pour développer l’amont de la filière, en investissant dans les industries qui traitent directement la matière première.

Un grand travail a été accompli mais le meilleur reste à venir

Malgré le fait que l’industrie automobile marocaine repose sur des équipementiers essentiellement étrangers, la plupart des dirigeants sont marocains - 99% selon Tajeddine Bennis. Ce dernier considère que l’industrie automobile marocaine a de bons fondamentaux, caractérisés par la multiplication des acteurs et l’importance des chaînes logistiques et des ressources humaines.

Même pour l’énergie, qui était le point faible au Maroc, avec la crise actuelle en Europe, la situation s’est inversée. Le coût de l’énergie au Maroc est actuellement deux fois moins cher que dans d’autres pays européens, précise-t-il.

Les exportations automobile plafonnent à 68 milliards de dirhams à fin juillet. A ce rythme, Tajeddine Bennis estime que les 100 milliards de dirhams annoncés par le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, devraient être atteints. D’après lui, tous les indicateurs montrent que le secteur s’est relevé et que l’activité s’est rétablie. Il ajoute que “le potentiel reste énorme et le meilleur est à venir”.

Après les difficultés auxquelles ont été exposées les chaînes d’approvisionnement dans le monde de l’industrie automobile, lors de la crise sanitaire, le Maroc se positionne aujourd’hui pour capter les relocalisations qui reviennent d’Asie vers des destinations proches du périmètre européen, estime-t-il.

Ayda Fathi a rappelé, pour sa part, que le Maroc se positionne déjà comme un leader continental, le Royaume étant le premier producteur d’automobiles. 185.000 emplois directs ont été créés depuis 2014 dans le secteur.

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