À Marrakech, les hôteliers escomptent finir l'année sur des chiffres exceptionnels
Trois semaines avant les vacances scolaires de la Toussaint, le nombre actuel de réservations dans la ville ocre laisse présager un taux d’occupation exceptionnel. Selon un hôtelier qui s'exprime au nom de la profession, la réussite de ce rendez-vous permettra de clore l’année 2022 au même niveau que 2019, voire de la dépasser en termes de recettes (78 MMDH) et de visiteurs (13 millions).
Après une saison estivale très satisfaisante, plusieurs professionnels, sollicités par Médias24, se montrent optimistes quant à la réussite du rendez-vous crucial des vacances de la Toussaint. Ainsi, l’année 2022 devrait soit s'achever sur les mêmes chiffres que 2019, soit dépasser cette année de référence.
“Un taux de remplissage prévisionnel compris entre 80% et 100%”
C’est le cas de Mehdi Bennani Smires, propriétaire de l’hôtel Sirayane, qui se félicite d’un taux de remplissage en très bonne voie, qui surprend l’ensemble des hôteliers de la ville.
“En effet, nous recevons de plus en plus de demandes de séjours pour les vacances scolaires de la Toussaint, qui auront lieu du 22 octobre au 7 novembre pour le marché émetteur français, qui constitue toujours notre première clientèle étrangère”, témoigne Bennani Smires, qui table sur un taux d’occupation exceptionnel grâce aux réservations directes de dernière minute sur internet.
Selon notre interlocuteur, le nombre de réservations devrait s’accélérer durant les trois prochaines semaines pour atteindre un très bon taux d’occupation à Marrakech (80 à 100% en fonction des établissements).
“La hausse du prix des billets sera compensée par la suppression du coût des tests PCR”
À l’appui de son optimisme, Bennani Smires déclare que la meilleure preuve du rush à venir est la hausse du prix des billets d’avion. Celle-ci indique une demande beaucoup plus importante que l’offre aérienne actuelle, qui demeure inférieure à celle de 2019 avec 450 vols hebdomadaires contre 600 auparavant.
“Pour s’en convaincre, il suffit de voir que le prix d’un trajet A/R Marrakech-Paris qui coûtait 300 euros en basse saison, début octobre, est passé à 450 euros pour les vacances de la Toussaint”, précise l’hôtelier. D'après lui, la récente suppression du test PCR va permettre de compenser la hausse du prix du billet.
En l'absence d'obligation vaccinale ou de présentation d'un test PCR, le seul frein pour se rendre au Maroc a trait à l’offre aérienne qui doit augmenter pour revenir au niveau de 2019. Elle devrait à terme atteindre 800 rotations par semaine, dans l'idéal, pour être en mesure de proposer des prix de billets beaucoup plus intéressants.
“Les recettes touristiques de 2022 pourraient dépasser celles de 2019”
“Entre les arrivées massives des marchés européens durant la grosse saison de la Toussaint, cruciale pour le chiffre d’affaires annuel, le calme relatif de mi-novembre à mi-décembre, tout indique que les fêtes de fin d’année devraient afficher complet”, prédit l’hôtelier en ajoutant que le froid politique entre la France et le Maroc n’aura aucun impact sur le niveau des arrivées en provenance de l’Hexagone.
Concernant les prévisions en terme de recettes totales pour l’année en cours, Bennani Smires pense que, si la dynamique actuelle de réservations se poursuit et si le nombre de vol augmente ainsi que les budgets de l’ONMT, l’année 2022 pourrait égaliser le montant de 2019 qui s’était établi à 78 milliards de dirhams.
“Ce scénario très probable s’expliquerait par les deux années de crise qui ont créé des frustrations et occasionné un rush avec de grosses envies de voyager et de dépenser plus qu’avant”, conclut Bennani Smirès. Il a constaté lui-même que les touristes étrangers sortaient beaucoup plus au restaurant, dans les discothèques ou encore en excursion.
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