L'Espagne conclut à la validité des fermes piscicoles marocaines près des îles Jaâfarines
À la suite de la plainte du Parti populaire espagnol, le ministère public assure que ces fermes se trouvent au-delà de la zone déclarée zone spéciale de conservation.
Après plusieurs mois d'enquête, le ministère public espagnol a conclu que les fermes piscicoles marocaines, situées près des îles Jaâfarines à 45 km de Melilia, “sont en règle avec la législation en la matière”, d’après le journal El Confidencial.
La publication espagnole souligne qu’aucune “preuve d’irrégularité n'a été trouvée” lors des enquêtes menées par la Guardia Civil. “Les cages ancrées au fond de la mer se trouvent en dehors de la limite des 500 mètres de la zone déclarée Zone spéciale de conservation (ZSC)”, a précisé le ministère public espagnol, selon la même source.
Le ministère public a donc informé la Direction générale de la pêche et de l'aquaculture, au sein du ministère de l'Agriculture, de la clôture de la procédure, car aucune atteinte grave à la zone protégée n’a été prouvée. “Aucun habitat protégé n’a été détruit ou gravement altéré, et aucun risque d'atteinte grave à l'équilibre des systèmes naturels n’a été créé.”
En juin dernier, le Parti populaire (PP) espagnol avait déposé une plainte devant le procureur général de l’Etat, pour dénoncer ces fermes piscicoles, à cause notamment du danger qu'elles représentent pour l’environnement, en particulier pour l’écosystème marin.
Par ailleurs, le PP avait insisté sur le fait que “les fermes piscicoles ne disposent d’aucune licence, concession ou autorisation administrative délivrée par une autorité ou administration publique espagnole”.
D'après le journal espagnol El Confidencial, la licence pour la création des fermes piscicoles a été accordée à la société marocaine Mediterranean Aquafarm SA, par un décret du 7 mars 2019, selon le Bulletin officiel. Cependant, l'installation des fermes n'a été achevée qu'à l'automne dernier.
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