Airbus dévoile son nouvel avion A220, en partie “made in Morocco”
Plusieurs pièces de cet avion nouvelle génération ont été produites au Maroc.
Airbus a dévoilé, jeudi 8 décembre, à Casablanca, son nouvel avion A220 avec 25% d’émissions de CO2 en moins que les avions de la génération précédente et des émissions d’oxydes d’azote (NOx) 50% inférieures aux standards, lit-on dans un communiqué d’Airbus, qui opère dans le domaine de l’aéronautique, de la défense et du spatial.
Airbus est aussi un fournisseur d’avions de transport de longue date des Forces royales air (FRA), qui exploitent une flotte de sept appareils du modèle première génération du CN 235.
Plusieurs centaines de pièces de cet avion nouvelle génération ont été produites au Maroc, souligne le communiqué. "Avec 20% d’espace de rangement supérieur par passager, les sièges les plus larges et les fenêtres les plus grandes de sa catégorie, l’A220 offre un confort inégalé aux voyageurs."
Et d’ajouter : "L’A220 répond à l’une des principales préoccupations des compagnies aériennes, à savoir disposer d’un avion monocouloir aussi efficace sur les dessertes régionales que continentales."
Plus de 100 fournisseurs d’Airbus implantés au Maroc
Airbus, qui génère 10.000 emplois et plus d’un milliard d’euros d’activités annuelles, compte plus de 100 fournisseurs au Maroc. "Nous avons la chance de pouvoir compter sur des partenaires marocains très fiables, à l’image de ceux présents avec nous aujourd’hui", a affirmé le président d’Airbus Afrique et Moyen-Orient, Mikail Houari, à l’occasion de la présentation de l’A220.
Ce partenariat est à même de se renforcer à l’avenir compte tenu de l’augmentation des besoins en capacités aériennes du continent africain, relève le communiqué.
Selon l’Airbus Global Market Forecast de 2022 (GMF 2022), les compagnies aériennes africaines vont avoir besoin d’acquérir 1.230 avions d’ici à 2040. D’autre part, les besoins en maintenance aéronautique en Afrique (le Maroc est l’un des trois pays africains les plus avancés en la matière) vont être démultipliés, nécessitant ainsi le recrutement de plus de 16.000 techniciens dans les vingt prochaines années, conclut la même source.
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