Accusé de tentative de corruption par José Bové, Akhannouch saisit la justice française
Selon l’Agence France-Presse, Aziz Akhannouch a déposé mardi 20 décembre une plainte en diffamation, à Paris, contre l’ancien eurodéputé écologiste français José Bové.
Vendredi 16 décembre sur la radio France Inter, José Bové a relaté que lorsqu'il était rapporteur de la Commission du commerce extérieur, "dans les années 2009-2014", il s'était opposé à un accord "nuisible" de libre-échange visant le commerce des fruits et légumes entre l'Union européenne et le Maroc, rapporte l'Agence France-Presse (AFP).
"Le ministre de l'Agriculture (de l'époque, Aziz Akhannouch, ndlr), ne supportant pas que je puisse m'opposer à ce projet, m'avait proposé de m'amener un cadeau à Montpellier, dans un café qui soit discret", a-t-il dit. Était-ce de l'argent ? "Qu'est-ce que voulez-vous que ce soit d'autre ?", a-t-il répondu au journaliste. Selon son récit, il a donné rendez-vous au cabinet de son avocate, et "ça s'est arrêté là".
"Quand il y a des intérêts économiques colossaux qui sont en jeu, ces Etats font pression et certains députés, que je qualifierais de véreux, ont profité de ça", a soutenu José Bové.
Des "accusations mensongères inadmissibles" selon Aziz Akhannouch
Selon la plainte de Aziz Akhannouch, consultée par l'AFP, il s'agit d'"accusations mensongères inadmissibles", qui ne sont "que le reflet d'une vieille rancœur" de José Bové.
"Jose Bové essaye visiblement et malhonnêtement de profiter de l'actualité judiciaire concernant le Parlement européen pour ressortir de vieilles histoires sans fondement", selon Me Olivier Baratelli, poursuit l'AFP.
Les accusations de l'ancien eurodéputé français interviennent en plein scandale de corruption présumée impliquant le Qatar au Parlement européen et visant notamment la vice-présidente de l'institution, Éva Kaili.
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