Vache folle : le Maroc suspend l’importation de bovins du Royaume-Uni
Les bovins et leurs viandes en provenance du Royaume-Uni et d’Irlande du Nord ne sont plus importés au Maroc pour cause de vache folle. La suspension a pris effet le 5 janvier et devrait durer un an.
Une circulaire de l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII), datée du 5 janvier, annonce l’arrêt de l’importation en 2023 de quelques produits en provenance du Royaume-Uni.
Cette décision se justifie, selon l’ADII, par le statut sanitaire du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord concernant les bovins, deux zones où sévit la maladie de la vache folle.
Sont concernés :
- les veaux domestiques, à l’exception des veaux de lait d’un poids vif inférieur à 150 kg ;
- les taureaux domestiques, à l’exclusion des taurillons et des taureaux de combat ;
- la viande bovine de haute qualité destinée aux hôtels et restaurants classés ;
- la viande bovine (espèces domestiques), à l’exclusion de la viande désossée de gros bovin, fraîche ou réfrigérée ;
- les saucisses, saucissons et produits similaires, de viande, d’abats, autres que les saucisses et saucissons secs, non cuits, et préparations alimentaires à base de ces produits ;
- autres préparations alimentaires et conserves à base de foie et de bovins ;
- les préparations alimentaires et conserves à base de bovins, autres que les saucisses, saucissons et produits similaires et à l’exclusion des préparations homogénéisées.
De ce fait, les contingents pour les catégories précitées, prévus par l’entrée en vigueur de la troisième année de mise en œuvre de l’accord d’association Maroc-Royaume-Uni, ne seront pas importés au Maroc, lit-on dans la circulaire.
Une maladie mortelle
L’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), dite "maladie de la vache folle", est une infection dégénérative du système nerveux central des bovins. C’est une maladie mortelle, similaire à la tremblante des ovins et des caprins. Elle est causée par un agent infectieux moléculaire d’un type particulier (ni virus ni bactérie) appelé protéine prion.
En théorie, l’encéphalopathie spongiforme bovine peut se transmettre aux humains. Cité par le quotidien français Le Monde en 2016, l’ancien ministre français de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, avait pourtant affirmé que "la consommation de viande bovine ne présente aucun risque pour l’homme".
Les agents de contamination, les prions, ne sont pas dans la viande, mais peuvent l’être potentiellement dans certains abats, comme la colonne vertébrale, la cervelle, les yeux, une partie de l’intestin et les amygdales, précisait Le Monde. Toujours d’après la même source, ces abats sont désignés sous le nom de "matériaux à risques spécifiés" ou MRS. Ils sont interdits à la consommation humaine depuis 2001.
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