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Santé

Aucun cas de vache folle identifié parmi les bovins importés du Brésil (ONSSA)

Le Brésil a confirmé ce jeudi 23 février un cas de vache folle. Le lot importé récemment par le Maroc du Brésil n’est pas concerné par l’infection, rassure l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires.

Aucun cas de vache folle identifié parmi les bovins importés du Brésil (ONSSA)
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Le 23 février 2023 à 18h18 | Modifié 23 février 2023 à 18h44

Après avoir suspecté des cas de vache folle, une infection dégénérative du système nerveux central des bovins, le ministère brésilien de l’Agriculture et de l’élevage confirme ce jeudi l’identification d’un bœuf infecté, rapporte le quotidien argentin La Nación.

Le cas de vache folle a été observé dans la municipalité de Marabá, dans l’État du Pará (nord du Brésil). Les autorités sanitaires brésiliennes en ont informé l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), et des échantillons ont été envoyés aux Laboratoires de précision de l’Alberta, au Canada.

Aucun cas de vache folle parmi les bovins importés du Brésil (ONSSA)

Le Maroc a reçu, le 14 février dernier, le premier lot de bovins importés d’Amérique latine destinés à l’abattage immédiat, et ce, dans le cadre des mesures visant à mettre un terme à la hausse des prix des viandes.

L’abattage des tout premiers veaux de ce lot importés du Brésil et de l’Uruguay a eu lieu, selon la MAP, le mercredi 15 février dans un abattoir de la ville de Béni Mellal, en présence du directeur de l’entreprise importatrice et des représentants de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et de la division des affaires économiques et de la coordination de la wilaya de la région Béni Mellal-Khénifra.

Joint au sujet de la suspicion au Brésil de cas de vache folle, confirmée au moment où nous publions cet article, l’ONSSA nous explique que seuls les animaux sains sont autorisés à entrer sur le territoire national.

Aucun cas de vache folle parmi les bovins importés du Brésil n’est ainsi à signaler, rassure l’Office.

"Tous les animaux vivants importés sont soumis à un contrôle strict et systématique au niveau des postes d’inspection frontaliers, à travers l’examen de leur état de santé (contrôle physique) et la vérification des certificats et des documents sanitaires (contrôle documentaire). Nous effectuons aussi un contrôle d’identité qui consiste à s’assurer que les animaux importés sont ceux couverts par le certificat sanitaire."

À l’issue de ces contrôles, le vétérinaire inspecteur de l’ONSSA délivre un certificat sanitaire d’admission en cas de conformité.

"Seuls les animaux sains sont autorisés à entrer sur le territoire national et sont mis en quarantaine dans des étables lazarets agréés par l’Office. Au cours de cette période, les animaux sont soumis au contrôle d’un vétérinaire sanitaire mandaté et d’une commission relevant du service vétérinaire de l’ONSSA, afin d’assurer l’encadrement de l’opération de mise en quarantaine."

Une maladie mortelle 

Une circulaire de l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII), datée du 5 janvier, annonçait l’arrêt de l’importation en 2023 des bovins et de leur viande en provenance du Royaume-Uni et d’Irlande du Nord, pour cause de vache folle.

La suspension va durer un an, d’après la circulaire susmentionnée.

La maladie de la vache folle, ou encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) selon la terminologie scientifique, est une maladie mortelle, similaire à la tremblante des ovins et des caprins. Elle est causée par un agent infectieux moléculaire d’un type particulier (ni virus ni bactérie) appelé "protéine prion".

En théorie, l’encéphalopathie spongiforme bovine peut se transmettre aux humains. Cité par le quotidien français Le Monde en 2016, l’ancien ministre français de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, avait pourtant affirmé que "la consommation de viande bovine ne présente aucun risque pour l’homme".

Les agents de contamination, les prions, ne se trouvent pas dans la viande, mais peuvent l’être potentiellement dans certains abats, comme la colonne vertébrale, la cervelle, les yeux, une partie de l’intestin et les amygdales, précisait Le Monde. Toujours d’après la même source, ces abats sont désignés sous le nom de "matériaux à risques spécifiés" (ou MRS). Ils sont interdits à la consommation humaine depuis 2001.

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Le 23 février 2023 à 18h18

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