Impact Lab lance la 2e édition de Fashionomics Africa, programme d’incubation de la mode
Fashionomics Africa est un programme d’incubation pour les entrepreneurs du secteur de la mode, du textile et de l’habillement en Afrique. Sur plus de 1.200 entrepreneurs participants, deux projets ont été sélectionnés pour recevoir une subvention d’amorçage de 20.000 dollars chacun. Salma Maâfiri, consultante en Innovation à Impact Lab, nous livre les détails.
Fashionomics Africa est un programme phare de la Banque africaine de développement (BAD) qui vise à stimuler la croissance économique et à favoriser l’autonomisation des femmes africaines grâce à l’industrie de la mode. Le programme travaille avec des partenaires locaux pour fournir des formations, des financements et des opportunités commerciales aux entrepreneurs de la mode africains.
Eyecity Limited et Impact Lab sont des partenaires opérationnels du programme Fashionomics Africa, offrant leur expertise et leur soutien pour aider les entrepreneurs de la mode africains à développer leurs activités. The Creative Economy Practice du CcHUB Group, quant à elle, est un hub technologique basé au Nigéria, qui soutient les startups et les entrepreneurs à travers l’Afrique en fournissant des programmes de formation et d’incubation, ainsi qu’un accès aux financements et aux réseaux d’investisseurs.
"Nous adaptons l’accompagnement Impact Lab selon les objectifs spécifiques de chaque programme, en articulant différentes briques de formation, d’outillage, de mises en relation et de coaching", souligne Salma Maâfiri, jointe par Médias24.
"Un parcours de formation digital complet"
Elle explique que sur ce programme, Impact Lab s’est lié à son partenaire d’exécution Eyecity, basé au Nigéria, "avec lequel nous avons construit un parcours de formation digital complet, dédié aux entrepreneurs africains du secteur de la mode, du textile et de l’habillement", note-t-elle. L’objectif de ces programmes est de soutenir les entrepreneurs africains de la mode en leur offrant une formation de qualité, un accès aux financements et aux ressources nécessaires pour développer leurs activités.
C’est pourquoi le parcours, qui a mobilisé des formateurs spécialisés à l’échelle du continent, couvre les notions et les outils clés nécessaires à la construction d’une entreprise à fort potentiel. En deux mois intensifs, 1.200 entrepreneurs ont suivi ce parcours de formation, dont 25 ont été présélectionnés pour bénéficier d’une formation dédiée au pitch. Douze d’entre eux ont bénéficié d’un accompagnement individuel d’une semaine par des coachs expérimentés en amont du Démo Day final.
Huit experts représentant les secteurs africains de la mode et de l’économie créative, de l’innovation et de la start-up, ainsi que des représentants de la Banque africaine de développement, sponsor du programme, ont évalué la pertinence des solutions et leur caractère innovant, leur potentiel de passage à l’échelle, leur pérennité financière et la qualité des équipes.
L’ensemble des formations ont été délivrées en quatre langues : français, arabe, anglais et portugais, afin d’assurer un impact à grande échelle avec des entrepreneurs formés sur plus de 40 pays. Par ailleurs, 76% des projets qui ont été accompagnés sont portés par des femmes.
Selon Salma Maâfiri, un focus particulier a été mis par le jury sur l’impact environnemental et social des projets. "En Afrique, les industries de la mode, de l’habillement et du textile constituent le deuxième secteur le plus important, que ce soit en termes de valeur ou d’emploi. Sans oublier toutefois qu’il s’agit de la deuxième industrie la plus polluante au niveau international après celle du pétrole", commente-t-elle. Elle ajoute qu’il était essentiel pour le jury que les projets gagnants reflètent l’importance de l’innovation pour repenser les manières de produire et de consommer dans un objectif de circularité et de durabilité.
"Nous continuerons à renforcer cette communauté à travers la deuxième édition du programme que nous venons de lancer", annonce-t-elle. Tous les détails ici.
Des projets innovants à fort impact
Le processus de sélection a été étalé sur trois étapes d’accompagnement, au bout desquels deux projets ont été récompensés par une subvention de 20.000 dollars chacun :
- Le projet WOOW ME fondé par Mecktilder Mchomvu, une entrepreneure tanzanienne, propose des bijoux à base de pierres précieuses extraites localement. Cette startup contrôle toute la chaîne de valeur, allant de l’approvisionnement jusqu’au polissage final, en passant par la conception et la création de bijoux. WOOW ME fait bouger les lignes dans un secteur controversé pour son impact négatif tant sur le plan environnemental que social à cause de l’exploitation non éthique des ressources locales. Elle permet d’un côté de réduire l’empreinte carbone des pierres précieuses à travers l’implémentation de toute la chaîne de valeur localement, et de l’autre d’améliorer les conditions de travail et d’autonomiser les femmes opérant dans l’extraction minière à travers un renforcement de compétences et de savoir-faire.
- Le projet ELNAK Recycle fondé par Emma Forson du Ghana offre une solution innovante de collecte et gestion des déchets textiles, permettant aux entreprises du secteur de suivre et de s’approprier leur impact grâce à une solution digitale. Cette startup vient équilibrer l’impact négatif du secteur en encourageant l’utilisation de matériaux recyclés et en diminuant le taux de remplissage des décharges locales. Au-delà de son impact environnemental, ELNAK Recycle a mis en place un dispositif social pour ses employés de collecte, qui sont majoritairement des femmes, en leur offrant des programmes de soutien communautaire, des formations de développement de capacité, ainsi qu’un accès à l’éducation pour leurs enfants.
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