Aiguebelle investit 75 MDH dans une nouvelle ligne de moulage
La Compagnie chérifienne de chocolaterie Aiguebelle a inauguré, aujourd’hui, une nouvelle ligne de production avec la dernière génération de machine de moulage.
L’inauguration de la nouvelle ligne de production, qui s’est déroulée ce vendredi 14 mars à Casablanca, en présence de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du commerce, constitue un tournant pour la Compagnie chérifienne de chocolaterie Aiguebelle. Installée au Maroc depuis plus de quatre-vingts ans, l'entreprise s’est donné les moyens de ses ambitions en matière d’innovation et de modernisation de son appareil productif.
La réalisation de la nouvelle ligne de production a nécessité un investissement total de 75 MDH. Un effort conséquent auquel a participé le ministère de l’Industrie par le truchement de subventions publiques. "Aiguebelle fait aussi bien que les marques de chocolat réputées au niveau mondial. Après la visite de la nouvelle ligne de production, c’est un sentiment de fierté qui m’anime", confie le ministre.
Un nouvel investissement prometteur
Lors de son allocution, Ryad Mezzour a rendu hommage au savoir-faire du chocolatier, qui emploie près de 520 salariés. En misant sur une nouvelle ligne de production, la Compagnie chérifienne de chocolaterie augmente sa capacité de production journalière de l’ordre de 20 tonnes. Ce qui constitue une force de frappe supplémentaire pour l’export, notamment vers les pays d’Afrique subsaharienne et la région MENA.
"Nous avons fait le pari d’investir dans la Rolls Royce des machines de moulage, la dernière génération... Une première acquisition sur le continent, et la huitième à l’échelle mondiale", révèle en substance Amine Berrada Sounni, président du Groupe Omnipar.
Ce nouvel investissement, qui permettra au chocolatier national de se positionner davantage dans la strate supérieure des chocolatiers au niveau national et international, arrive à point nommé. C’est-à-dire, au moment où l’industrie du chocolat doit faire face à la hausse des coûts des intrants.
L'industrie marocaine du chocolat et de la confiserie a souffert de la contrebande pendant de nombreuses années. Le tarissement de la plupart des sources de commerce illicite, intervenu depuis 2020, a rendu sa place au marché intérieur et a constitué une bouffée d'oxygène pour ces entreprises.
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