Pérou, racisme, équipe nationale... Voici ce qu'a dit Walid Regragui
Ce lundi 27 mars à Madrid, la conférence de presse précédant le match Maroc-Pérou, prévu le mardi 28 mars, a permis au sélectionneur d’apaiser les tensions, à la suite de la polémique née des propos racistes d’un employé de l'hôtel madrilène où séjourne la délégation marocaine.
La polémique a failli éclipser le match amical mettant aux prises l’équipe nationale au Pérou, le mardi 28 mars à 21h30, à Madrid, au Cívitas Metropolitano. D’après le quotidien espagnol As, un employé externe de l’Eurostars, hôtel où séjourne actuellement la délégation marocaine, a été l'auteur de propos racistes à l'égard des Lions de l’Atlas et le mois de ramadan, dans des stories sur Instagram.
🚨 Unos empleados del hotel Eurostars en Madrid suben unas stories insultando a los jugadores de la selección e insultando al ramadán y al islam.
⚠️ Esta gente se encarga del catering y del servicio a la expedición de la selección 🇲🇦
❌️ INTOLERABLE, LA FRMF DEBE TOMAR MEDIDAS pic.twitter.com/JOK7fdsMmi
— Futbol Marroqui 212 (@FutbolMarroqui) March 27, 2023
Âgé de 28 ans, l’employé en question qui a supprimé depuis son compte Instagram a été licencié par l'hôtel qui a condamné les faits. Interrogé sur le sujet lors de la conférence d’après-match, le sélectionneur a joué la carte de l'apaisement.
"Les joueurs étaient énervés quand ils ont eu vent de ses propos racistes", a d’emblée affirmé Walid Regragui. "Mais en tant que musulmans, nous devons excuser cette personne qui a fait une erreur de jeunesse", a nuancé le sélectionneur, tout en précisant que des poursuites judiciaires étaient envisagées par la Fédération royale marocaine de football.
"Cette affaire lui servira de leçon. Mais on ne doit pas forcément le punir, car notre religion nous demande de pardonner. Je suis sûr que les Marocains vont l'excuser", a poursuivi le sélectionneur qui a préféré rester focus sur le prochain défi qui attend ses joueurs.
Car non seulement l’équipe nationale doit entretenir sa spirale positive, mais aussi gérer la pression inhérente à un statut dont le prestige grandit à chaque nouvel exploit. Et tout cela, en l’absence de joueurs clés. Des forfaits qui obligent le sélectionneur à effectuer un turnover.
Ounahi et Hakimi forfaits
Pour le sélectionneur national, le Pérou est un adversaire de qualité qui a des similitudes avec le Paraguay, contre qui les Lions de l'Atlas avait fait match nul en septembre 2022. "Comme tout les Sud-Américains, le Pérou joue avec beaucoup d'envie et de grinta (combativité, ndlr), en plus d'avoir une très bonne organisation défensive", décrypte Walid Regragui.
"Nous allons aligner la meilleure équipe possible pour remporter ce match. Même si ce sera difficile en changeant 30% ou 40% du Onze qui a battu le Brésil", prévient le sélectionneur. Cela dit, il n’est pas question de tout chambouler, "pour ne pas perdre nos automatismes et continuer à parfaire notre animation défensive", a-t-il ajouté.
"Nous attendons le dernier entraînement pour juger l’état de fraîcheur du groupe, mais Azzedine Ounahi et Achraf Hakimi sont d’ores et déjà forfait", annonce Walid Regragui. Samedi dernier, le néo-Marseillais a quitté le Grand Stade de Tanger en s’aidant de béquilles. Il souffre d'une fracture d'un orteil.
Concernant le latéral droit du PSG, "nous avions un accord avec Achraf Hakimi pour qu’il puisse jouer uniquement la première mi-temps du match contre le Brésil, car il revient de blessure. On ne veut prendre aucun risque avec lui pour éviter qu'il ne se retrouve out jusqu'à la fin de saison", estime le sélectionneur.
Dans les cages, et malgré sa prestation inhabituellement médiocre face au Brésil, Yassine Bounou aura l’occasion de prouver qu’il était simplement dans un jour 'sans'. "Je suis un entraîneur qui fait beaucoup confiance à ses joueurs, et Yassine me l’a rendue lors de la Coupe du monde."
"Il a certes fait des erreurs face au Brésil", concède le sélectionneur, "mais il va apprendre de ces quelques approximations. C’est un grand gardien, et le match face au Pérou va lui permettre de le prouver. Munir El Kajoui fait aussi preuve d'une mentalité extraordinaire. C'est un joueur sur qui on peut également compter."
Le profil de Sofyan Amrabat est rare
Bilal El Khannouss est l'autre international a n'avoir quasiment jamais déçu. Du haut de ses 19 ans, le milieu de relayeur a été lancé dans le grand bain par Walid Regragui à l'occasion de la petite finale du mondial 2022 face à la Croatie, puis contre le Brésil. Deux titularisations qui attestent de la qualité du joueur et des espoirs placés en lui par son sélectionneur.
"Bilal n'a que 18 ans et j’essaye de le protéger. C’est un joueur de grand talent, mais il ne faut pas que ça aille trop vite pour lui. Comme lors du mondial, nous allons l’accompagner pour qu'il grandisse en tant que joueur, et c’est aussi à lui de faire un bon choix de carrière en club, de ne pas s’enflammer car, pour le moment, il n’a rien fait, et s’il joue, c’est que je lui fais confiance d’autant qu’il a une grande maturité", a affirmé Walid Regragui.
En attendant que Selim Amallah soit apte à retrouver l'équipe nationale, El Khannouss aura entre-temps la lourde tâche de répéter les prestations de haute volée pour gagner sa place dans le Onze et participer à la solidité du milieu de terrain. Une zone qui inquiète particulièrement le sélectionneur, notamment au poste de sentinelle, incarnée par Sofyan Amrabat.
"Je crois qu'il y a de la relève dans tous les postes sauf au niveau du milieu défensif. C'est ma principale inquiétude, car nous avons des joueurs qui ont la capacité de jouer devant la défense, mais qui ont des profils différents de celui d'Amrabat", confie le sélectionneur, qui réfléchit à l'idée d'aligner pendant quelques minutes Imran Louza à ce poste si particulier.
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