Mbarka Bouaida : “Le Plan de développement régional de Guelmim-Oued Noun en phase de validation”
En marge de la conférence annuelle organisée par CDG Invest à Rabat, ce mardi 9 mai, sur le thème "Opportunités et perspectives des PPP au Maroc", Médias24 a échangé avec Mbarka Bouaida, présidente du conseil de la région Guelmim-Oued Noun, sur plusieurs points relatifs à l’essor de cette région du Sud, appelée à devenir une capitale internationale de l’hydrogène vert.
La loi sur la régionalisation avancée impose aux douze régions du Royaume de se doter d’un Plan de développement régional (PDR), lequel permet de bâtir un plan stratégique sur cinq ans, tout en prévoyant un certain nombre de projets structurants. Cela permet de résorber le déficit en infrastructures à l’échelle régionale. Mbarka Bouaida, présidente de l'Association des régions du Maroc et du conseil de la région Guelmim-Oued Noun, était logiquement présente à la conférence annuelle organisée par CDG Invest, sur le thème : "Opportunités et perspectives des PPP au Maroc".
Au cours d’un échange avec Médias24, Mbarka Bouaida nous apprend que le Plan de développement régional (PDR) de Guelmim-Oued Noun, en phase finale de validation, comprend plusieurs projets. "Nous réfléchissons afin de voir dans quelle mesure le secteur privé, dans le cadre de partenariats public-privé (PPP), peut être associé à la réalisation des projets en fonction de leur taille et des secteurs", révèle l'ex-ministre.
Notre interlocutrice n’a pas manqué de rappeler que la région Guelmim-Oued Noun, qui a suffisamment de ressources éoliennes et solaires, affiche un grand potentiel pour se positionner dans le secteur d’avenir de l’hydrogène vert. "La volonté politique d’ériger cette région du Sud en une capitale internationale de l’hydrogène vert existe, à l’image de ce qu’a fait le Maroc à Ouarzazate avec le projet Noor", confie la présidente de l’Association des régions du Maroc, laquelle parle d’un futur projet gigantesque d’hydrogène vert dans la région Guelmim-Oued Noun.
Le PPP, un outil incontournable
"Nous sommes conscients du fait qu’au regard de la complexité des projets d’hydrogène vert, très capitalistes, le recourt au PPP sera inéluctable", assure notre interlocutrice, qui misera également sur le PPP afin de multiplier ses infrastructures structurantes avec l’expertise du secteur privé et sa capacité à structurer des projets bancables. Selon elle, le PDR devrait également offrir aux acteurs de l’hydrogène vert un environnement propice à l’essor de leur activité. Et ce, grâce notamment à la disponibilité de ressources humaines qualifiées et de zones d’activité économique adaptées, et à un projet intégré (création de valeur locale et d’emplois, transfert technologique, etc.).
"Il est question d’attirer l’ensemble des acteurs privés de toute la chaîne de valeur de l’hydrogène vert (de l’amont à l’aval de la production), sachant que le dessalement est une composante clé qui permettra de produire de l’eau potable pour les populations et de l’eau destinée à l’irrigation", explique la présidente de région.
En conclusion, Mbarka Bouaida, qui évoque l’attractivité croissante des régions du Sud pour les investisseurs, a cité les trois principaux atouts de la région qu’elle préside. Il s’agit de la proximité avec Agadir et Casablanca, la disponibilité des infrastructures de mobilité (deux aéroports et deux ports) et l’enveloppe de 11 MMDH d’investissements pour les cinq prochaines années. "Avec l'ouverture de la voie express, la région Guelmim-Oued Noun, située à 55 minutes de Casablanca par vol direct, sera à moins de deux heures de trajet en voiture avec Agadir", assure Mbarka Bouaida.
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