Gigafactory : ce qu'il faut savoir sur Gotion High-Tech qui veut investir 65 MMDH au Maroc
Cotée en bourse (Schenzen) depuis 2015, Gotion High-Tech a pour principal actionnaire le groupe Volkswagen China. La société sino-européenne, qui veut investir 65 MMDH au Maroc, a réalisé un chiffre d'affaires de 3,2 milliards de dollars en 2022.
Ce mercredi 31 mai à Marrakech, un mémorandum d’entente a été signé entre l’Etat marocain et le groupe sino-européen Gotion High-Tech, pour définir les contours d’un projet de Gigafactory et de son écosystème intégré au Maroc, pour un investissement de 65 MMDH.
Il est rare qu'un investissement privé fasse l'objet d'un communiqué portant sur le MoU. Généralement, le gouvernement attend la signature de la convention finale avant de diffuser l'annonce. Mais Gotion High-Tech étant une société cotée en bourse, il fallait communiquer.
La prochaine étape sera la tenue d'un CTP IS (Comité technique de préparation/ Investissement stratégique) suivie de l'octroi probable du caractère stratégique à ce projet d'investissement, apprend Médias24 de source sûre. La convention d'investissement suivra dans la foulée. Le taux d'intégration locale sera défini d'ici là. Selon nos sources, il y aura une intégration locale maximum.
8e acteur mondial, 4e opérateur chinois
La société, créée en 2006, a, depuis 2021, comme actionnaire principal Volkswagen Group-China qui a lancé son investissement dans le groupe chinois en 2020. La société est cotée en bourse (Schenzen) depuis 2015. Il s’agit de “la première société de batteries électroniques cotée en bourse en Chine”, selon les informations publiées sur son site web.
La société est actuellement présentée comme étant “leader du secteur des batteries électriques”, avec près de 20.000 employés dans le monde, répartis sur plusieurs sites en Asie, Europe et Amérique du Nord. Selon nos sources, il est 8e mondial et 4e chinois dans ce domaine.
Bien avant d’être cotée en bourse, la société a mis en service, en 2007, la ligne de production de matériaux au phosphate de fer au lithium et a lancé, en 2009, la production de batteries de bus électriques avant d’alimenter, l’année suivante, la première ligne de bus électrique commerciale au monde et d’inaugurer la base de production de batteries de puissance LFP de 200.000 Ah.
En 2018, sa capacité de production annuelle a atteint 100.000 ensembles de batteries de puissance et elle s’est vu certifier “Usine verte”, au niveau national, par le ministère de l’Industrie et des technologie de l’information.
Elle a également remporté le prix du progrès technologique de la province d’Anhui (2020) et a été récompensée en tant que société de projet clé du plan d'action provincial Anhui (2007), entre autres distinctions listées sur son site web.
En 2021, le groupe sino-européen acquiert l’usine du groupe Bosch à Göttingen, en Allemagne, pour établir la première nouvelle base de production d’exploitation d’énergie de l’entreprise en Europe. Et réalise, en 2022, un chiffre d’affaires de 3,2 milliards de dollars, soit une augmentation de 122,59% par rapport à l’année précédente.
Gotion High-Tech se présente comme une entreprise qui se concentre sur la recherche, le développement et l'innovation en matière de technologie de batterie d’alimentation. Il s'agit "d'une des premières entreprises engagées dans la recherche et le développement indépendants, la production et la vente de batteries lithium-ion pour véhicules à énergie nouvelle en Chine".
Selon un communiqué de l’AMDIE, dans lequel est annoncée la signature du mémorandum d’entente entre le Maroc et le groupe sino-européen, Gotion High-Tech “est un leader de l’industrie en ce qui a trait à certaines technologies clés, telles que la technologie de batterie LFP, NMC et semi-solide 210 Wh/kg LFP et 360 Wh/kg”.
LIRE AUSSI
Gotion High-Tech envisage d'investir au Maroc 65 milliards de DH dans la 1re Gigafactory d’Afrique
À découvrir
à lire aussi
Article : Bilan de fin de saison. Fortunes diverses, mais dynamique positive pour les internationaux marocains
Alors que la majorité des championnats touchent à leur fin, les internationaux marocains ont pour la plupart signé des saisons de haute volée. Un constat qui s’applique également à ceux qui n’ont rien gagné, mais dont les prestations ont été unanimement saluées. De bon augure en perspective du Mondial 2026.
Article : Criquets pèlerins aux portes du Souss : quel risque pour l'agriculture ?
Ils sont jaunes, parfois rosâtres, et inquiètent les agriculteurs du Souss. Des criquets pèlerins ont été observés à proximité des champs agricoles de Chtouka Aït Baha. Voici ce qu'il faut savoir sur la situation.
Article : En 2025, l’aggravation du déficit extérieur en biens et services retire 3,8 points à la croissance
Au-delà de la sécheresse, la croissance au Maroc est aussi affaiblie par une fuite importante de la demande vers les importations. En 2024, le solde extérieur a retiré 2,5 points à la croissance. En 2025, selon nos calculs, cette perte atteint 3,8 points. Une partie de l’effort d’investissement et de consommation se transforme ainsi en production étrangère, plutôt qu’en valeur ajoutée locale.
Article : Et si on regardait la Bourse de Casablanca hors minières ? Ce que les minières changent dans la lecture du marché
Avec plus de 11% du MASI et une contribution de +656 points de base depuis le début de l’année, les minières prennent une place centrale dans les mouvements de la Bourse de Casablanca.
Article : SkyStriker : le drone “précis, silencieux et mortel” rejoint l’arsenal des FAR
Précis, silencieux et dopé à l'intelligence artificielle, ce nouveau vecteur de frappe à bas coût renforce considérablement la résilience et la réactivité du dispositif de défense marocain.
Article : GST Rabat-Salé-Kénitra : un budget de 1,8 milliard de DH en 2026, le CHU Ibn Sina au cœur des investissements
Un budget 2026 estimé à plus de 1,8 milliard de DH traduisant l’ampleur des investissements engagés dans la région Rabat-Salé-Kénitra, un démarrage progressif du CHU Ibn Sina prévu en deux phases avec une montée en charge, et une feuille de route sanitaire qui vise à réduire les disparités territoriales et à renforcer l’offre de soins.