Programme 100.000 entrepreneurs : Sekkouri revendique le cachet populaire du dispositif “Ana moukawil”
Le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences a livré, ce mardi 20 juin à Rabat, les principaux détails sur l’accompagnement financier du programme "Ana mouwakil" qui se veut inclusif, populaire, global et intégré.
L’un des temps forts du lancement du programme "Ana mouwakil" pour l’accompagnement de 100.000 entrepreneurs, dont la cérémonie officielle s’est déroulée ce mardi 20 juin à Rabat, a été constitué par les différentes prises de parole de Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences.
"Le financement se fera d’abord avec les deniers publics", a assuré le ministre, qui n’a pas manqué de souligner que la nouvelle initiative gouvernementale s’inscrit dans une logique d’optimisation des ressources afin d’atteindre les objectifs d’ici 2026."
"Jusque-là, près de 500 MDH, issus de la coopération internationale, étaient utilisés pour le financement de différents programmes d’accompagnement entrepreneurial, lesquels affichent des rendements faibles", constate l’ex-parlementaire, qui a aussi été entrepreneur.
Un soutien financier sous forme de chèques
Le ministre a donné les principaux détails concernant l’accompagnement financier du programme qui se veut inclusif, populaire, global et intégré. "Des chèques servant entre autres au paiement du loyer des TPME (10.000 DH/an) et au règlement des services de conseil (jusqu’à 100.000 DH) permettront de soutenir financièrement les bénéficiaires", a expliqué en substance Sekkouri, tout en insistant sur le volet relatif au renforcement des compétences de la cible du programme via des formations adaptées.
Le nouveau dispositif cible, entre autres, les porteurs de projets, les entrepreneurs évoluant dans l’informel ainsi que ceux ambitionnant de développer leur activité formelle. Ce qui conforte le caractère inclusif de l’initiative gouvernementale.
Selon le ministre, le déploiement du programme sera assuré grâce à la mobilisation de près de 90 locaux de l’Agence nationale de promotion des emplois et des compétences (Anapec), répartis sur l’ensemble du territoire. "Une plateforme digitale dédiée − et déjà prête − a été mise en place", indique-t-on.
Le patron du département de l’Inclusion économique a également attiré l’attention sur la forte empreinte régionale du programme, en phase avec les objectifs du Nouveau Modèle de développement. À ce titre, les 150 conseillers de l’Anapec impliqués dans l’implémentation du programme − dont certains se rendront à la Silicon Valley pour renforcer leur expertise en matière d’accompagnement entrepreneurial − sont issus des douze régions du Royaume.
Dans l’optique de multiplier les chances de succès de la nouvelle politique publique, Younes Sekkouri s’est évertué à mobiliser l’ensemble des acteurs incontournables de l’écosystème entrepreneurial au niveau national. Pour preuve, lors de la cérémonie de lancement du Programme 100.000 entrepreneurs, sept conventions ont été signées entre le ministère de tutelle (Anapec) et d’autres entités : la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), Tamwilcom, Barid Al-Maghrib, l’Observatoire marocain des TPME et la Fédération nationale des associations de microcrédits (FNAM).
Dans le détail, l’accompagnement de Tamwilcom se fera via la plateforme Fin-Créa. En vertu de la convention signée à Rabat, l’Observatoire marocain de la TPME assurera la veille entrepreneuriale au niveau national et régional, en réalisant par exemple des études sur les opportunités entrepreneuriales et les chaînes de valeur à fort potentiel.
Les Centres régionaux d’investissement (CRI) sont aussi associés au programme qui, faut-il le rappeler, a été lancé moins de cinq mois après le lancement de la 2e édition de Forsa (février 2023), dont le principal objectif est l’accompagnement et le financement de 10.000 porteurs de projets en 2023.
De l’avis du ministre, l’implication des principaux acteurs de l’écosystème prouve que le programme a été bâti dans une logique de complémentarité avec tous les partenaires de l’écosystème entrepreneurial national.
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