“Morocco, The Green Kingdom”, un documentaire consacré à la révolution énergétique dans le Royaume
À l'occasion de la Fête du Trône, 2M a diffusé le mercredi 26 juillet le documentaire "Morocco, The Green Kingdom", un film d'une durée de 75 minutes qui met en lumière la stratégie nationale centrée sur les énergies propres mise en place par le Royaume.
Afin de mieux illustrer la vision marocaine de l'énergie renouvelable, le documentaire Morocco, The Green Kingdom remonte aux années 1960, époque où le Royaume a investi dans l'hydroélectricité et la construction de barrages.
Le film nous guide ensuite pas à pas à travers l'évolution énergétique du Maroc pour expliquer la pertinence des choix du pays en faveur des énergies propres, en explorant plusieurs aspects : comment le Maroc a su tirer le meilleur parti des ressources naturelles ? Comment fonctionnent les centrales solaires, les parcs éoliens, les barrages hydroélectriques et les unités de dessalement ? Et comment et pourquoi la production d'hydrogène vert révolutionnera-t-elle le secteur énergétique national ?
"Le Maroc a su profiter de ses atouts"
La genèse de ces projets remonte à 2009. L'objectif des investissements dans les énergies renouvelables était de diminuer la dépendance du Royaume aux importations énergétiques. D'autres impératifs sont ensuite apparus, notamment l'impact du changement climatique, précise dans le documentaire Ahmed Réda Chami, président du Conseil économique, social et environnemental.
Le film revient sur 2016, qui fut une année clé pour le Maroc avec l'inauguration à Ouarzazate de "Nour", la plus grande centrale solaire au monde à l'époque, et l'organisation de la COP22 à Marrakech avec la participation de chefs d'Etat du monde entier.
Le Maroc a su tirer profit de plusieurs atouts stratégiques de par sa situation géographique. Il dispose de 3.000 heures de soleil par an, notamment dans les provinces du Sud, et d'un grand potentiel pour les énergies éoliennes, souligne le narrateur du documentaire.
Aujourd'hui, le pays a une capacité de production à partir des énergies renouvelable de 4 GW. Avec les projets en cours, 3,5 GW vont y être ajoutés, fait observer Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du développement durable. "Ces sources d'énergie représentent actuellement une part de capacité de production de 40%. L'objectif est d'atteindre 52% à la fin de la décennie."
Le Royaume a encore du travail à accomplir
Cependant, le Maroc a encore du chemin à parcourir pour atteindre ses objectifs : renforcer sa souveraineté énergétique, réduire le coût de l'énergie et se positionner dans l'économie décarbonée dans les décennies à venir, souligne Moez Cherfi, économiste en énergies à la Banque mondiale. "Pour y arriver, il faudra investir dans les réseaux de transport électrique, le stockage de l'énergie et la production d'hydrogène vert."
"Les coûts sont colossaux, c'est pour cela que le Maroc a besoin d'investisseurs étrangers. Mais pour les attirer, le travail passe d'abord par une réforme du système énergétique", souligne Ahmed Réda Chami.
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