Mondial 2030. Le Maroc encensé par la presse ibérique
L’attribution de l’organisation de la Coupe du Monde 2030 au trio Maroc-Espagne-Portugal a été unanimement saluée par la planète foot. La prochaine étape sera certainement la répartition des matchs entre les trois pays. Une chose est sûre, pour la presse internationale, le Maroc est plus que jamais une place forte du football mondial.
Ce mardi 4 octobre 2023 restera à jamais gravé dans les mémoires. Un jour historique à bien des égards. Le Maroc organisera pour la première fois un Mondial. Fait inédit, le tournoi se déroulera dans trois pays sur deux continents ; et, si l'on tient compte de la déclaration de la FIFA, dans six pays sur trois continents, en raison des célébrations du centenaire en Amérique du Sud.
Une décision qui ne passe pas auprès des écologistes, comme le mentionne le média britannique The Guardian, mais qui a les faveurs des fans de football, du fait de l’inclusivité du mode d’organisation du Mondial 2030, impliquant plusieurs pays et donc beaucoup plus de supporters.
En outre, l’organisation de la compétition par le Maroc confirme que le Royaume "s’impose comme une puissance du football mondial, après avoir brillé lors du Mondial 2022", souligne le site 20minutos.es.
El País ne tarit pas d’éloges non plus. "Le Maroc est parvenu à recevoir une reconnaissance internationale pour ses progrès sportifs croissants", assure le média espagnol. Cette reconnaissance ne garantit pas pour autant au Maroc de décrocher le Graal et d'accueillir la finale de la Coupe du Monde 2030.
Pour l’instant, la seule certitude est que le Portugal a très peu de chances d'entrer dans l’équation. "Il est déjà certain que le Portugal accueillera les matchs dans seulement trois stades : Luz, Alvalade et Dragão", précise un article du site d’information lusitanien, Diario de noticias.
Autrement dit, en l’état, le Portugal n’est pas en capacité d’accueillir la finale, et encore moins les demi-finales de la Coupe du Monde, d’après le cahier des charges de la FIFA, contrairement à l’Espagne. Partant du principe que la FIFA exige que le stade hôte de la finale offre au moins 80.000 places, le site 20minutes avance que "les stades Santiago Bernabéu et Camp Nou sont des sites possibles pour la grande finale de la Coupe du Monde du centenaire".
Toutefois, comme l’a expliqué Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), le Maroc lorgne lui aussi l'organisation de la finale de la compétition. Cette ambition, dont l’impact sera planétaire, est tout à fait réalisable. "Le Maroc a un projet pour tenter d’arracher à l’Espagne la finale de la Coupe du Monde", affirme le média sportif espagnol Mundo Deportivo.
"À Casablanca, il a été décidé de construire un terrain d'une capacité de 93.000 spectateurs, qui serait conforme aux réglementations de la FIFA pour la Coupe du Monde 2030. Le Maroc deviendra ainsi un concurrent sérieux pour les stades espagnols. Ce projet, qui en est à ses débuts, va sûrement s'accélérer à présent que la candidature tripartite a été choisie", conclut la même source.
à lire aussi
Article : La politique de l’eau, un enjeu de souveraineté nationale selon Nizar Baraka
Lors du MAP Town Hall organisé à Rabat, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a détaillé cinq priorités : dessalement, interconnexions entre bassins, équité territoriale, préservation des ressources et valorisation de l’expertise marocaine à l’international.
Article : Tourisme : pourquoi l’objectif des 26 millions de visiteurs pourrait être atteint avec deux ans d’avance
Le tourisme marocain est en avance sur son propre calendrier. Alors que l’objectif officiel reste fixé à 26 millions de visiteurs en 2030, les performances récentes poussent déjà le secteur à préparer l’étape suivante : une nouvelle feuille de route pouvant viser 30 millions d’arrivées et près de 200 milliards de dirhams de recettes.
Article : Formation continue : le CESE pointe un système trop complexe et trop concentré à Casablanca
En 2022, seuls 1.647 employeurs sur près de 315.000 cotisants ont bénéficié des contrats spéciaux de formation, selon le Conseil, qui recommande un fonds dédié, la digitalisation des démarches et un meilleur accès pour les TPME et les indépendants.
Article : Bourse de Casablanca : le MASI termine en légère baisse le 3 juin 2026
L’indice principal s’est établi à 18.563,40 points, dans un volume d’échanges de 237,9 MDH sur le marché central, avec Managem, TGCC et Alliances parmi les valeurs les plus actives.
Article : La pyrite, vieux résidu minier devenu enjeu stratégique pour OCP
C’est l’histoire d’un minerai longtemps négligé qui revient au centre du jeu industriel. Alors que les prix du soufre atteignent des niveaux historiques, OCP prépare dès 2027 la récupération locale de pyrite et de pyrrhotite, avec Managem et d’autres acteurs miniers en toile de fond. Explications.
Article : Après 17 ans, Lamia El Ghorfi quitte La Mamounia pour se consacrer à un projet familial
Après dix-sept années passées à La Mamounia, Lamia El Ghorfi a annoncé son départ de la Direction de la communication et des projets culturels. Elle indique vouloir se consacrer à un projet familial, tandis que son successeur sera dévoilé dans les prochains jours.