Les temps forts de la sixième journée des AA2023
Interviews, annonces et panels … retour sur les faits marquants de la sixième et avant-dernière journée des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale.
Sixième et avant-dernière journée des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se tiennent à Marrakech, au site de Bab Ighli. Ce samedi 14 octobre, Médias24 s’est entretenu avec plusieurs personnalités et hauts responsables, marocains et étrangers.
Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale de la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord (à partir de 2:48:37 dans la vidéo ci-dessous) ; Khalid Safir, directeur général de la Caisse de dépôt et de Gestion CDG (à partir de 6:06:05) ; Mustapha Kamel Nabli, économiste, ancien gouverneur de la banque centrale et ancien ministre des Finances en Tunisie (à partir de 5:24:42) ; ou encore Oumayma Bourhriba, économiste au PCNS sur l’économie marocaine (à partir de 7:45), ont, respectivement, accordé des interviews à Médias24 au sujet de diverses thématiques.
En parallèle, le site de Bab Ighli a accueilli plusieurs événements dont un séminaire sur l’inclusion financière commerciale auquel a participé le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri et dans lequel la stratégie nationale en matière d’inclusion financière a été donnée en exemple.
En marge de cet événement majeur, le Chef du gouvernement a rencontré le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, à la fiscalité et à l’union douanière, Paolo Gentilioni. Suite à cette rencontre, ce dernier a souligné “l’engagement” pour “continuer à renforcer les relations entre le Maroc et l’Europe”.
Aussi, les ministères Marocain et Espagnol des Finances ont annoncé, à travers un communiqué conjoint, la mobilisation de 11,6 millions d’euros pour la reconstruction de la zone touchée par le séisme du 8 septembre.
Le Maroc : un exemple à dupliquer
Reçu sur le plateau de Médias24 à Bab Ighli, où se tiennent les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale 2023, Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA a commenté l’organisation des AA2023 par le Maroc qui est, selon lui, “unique”, ainsi que la conjoncture économique et les réformes futures dans la région, en particulier pour le Maroc qu’il considère comme exemplaire dans bien des domaines.
“Il est important de prendre en compte que l’un des défis les plus importants au Maroc c’est d’instiller encore plus de concurrence dans l’économie. L’autorité de la concurrence travaille mais elle doit faire plus. Le pays travaille déjà sur les entreprises publiques, à travers une réforme qui est en train de bouger. Quant à la question du développement humain, ce que fait le ministre de l’Éducation nationale est remarquable en termes d’engagement. Ce sont des résultats qui ne se feront pas voir dans un an mais c’est un investissement très fort et profond sur l’avenir du Maroc qui va dans la bonne direction”, précise le vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA.
Changement climatique, financement du développement et gouvernance des institutions internationales
Dans un entretien accordé à Médias24, Mustapha Kamel Nabli, économiste réputé, ancien gouverneur de la banque centrale de Tunisie, ancien ministre des Finances en Tunisie, et ancien cadre d’institutions internationales partage ses premières impressions sur les Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale et s’arrête sur les grandes questions relatives au financement du développement et la gouvernance des institutions internationales.
“Presque tous les pays du monde sont en train de vivre l’impact réel du changement climatique sur la production agricole, sur la sécurité alimentaire, l’eau potable, le système de fourniture d’énergie etc. On a commencé à comprendre l’ampleur des besoins. Quand on ajoute les besoins habituels et les besoins additionnels, les besoins de financement sont énormes pour les 20, 30, voire 40 prochaines années”, souligne Mustapha Kamel Nabli.
Et d’ajouter : “Le besoin additionnel pendant la prochaine période sera à peu près de 2.400 milliards de dollars par an. Ça signifie que le financement du développement doit au moins tripler ses capacités financières, par rapport au niveau actuel”
La CDG : un levier d’investissement
Également interviewé par Médias24, Khalid Safir, directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion s’est exprimé sur l’organisation, par le Royaume, des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale et sur l’organisation de la CDG en tant que levier de financement national et international.
“Au niveau national, elle est cet instrument (de financement, ndlr), de par ses missions de base c’est une institution qui collecte l’épargne privée et les fonds de retraite pour les transformer en investissements. C’est un instrument idéal pour collecter des fonds pouvant servir à des investissements à long terme”, a-t-il déclaré.
Un ouvrage sur la résilience marocaine
De son côté, Oumaima Bourhriba, économiste au PCNS, nous parle de l’ouvrage “Morocco’s quest for stronger and inclusive growth”, lancé à l’occasion des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale.
Ce dernier met en avant tous les facteurs sous-jacents de la résilience du Maroc et les réformes entreprises pour renforcer la résilience et l’inclusivité du pays. L’ouvrage a pour objectif de donner des leçons aux pays en développement qui sont en quête de stabilité macro-économique.
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