Une revue scientifique publie une étude confirmant la solution de la start-up DeepEcho
La revue scientifique Nature Communications a récemment publié une étude clinique marocaine sur l’automatisation de la biométrie fœtale et les évaluations du volume de liquide amniotique. Elle vient de valider scientifiquement la solution élaborée par la start-up DeepEcho.
Cette étude a été réalisée par une équipe multidisciplinaire de chercheurs marocains dans la domaine médical, dont Saâd Slimani, cofondateur et chef de la division médicale de la start-up Deepecho, qui a élaboré une solution intelligente pour détecter les anomalies de croissance des fœtus dans le but de réduire leur mortalité.
Selon cette étude, la biométrie fœtale et les évaluations du volume de liquide amniotique sont deux tâches essentielles mais répétitives dans les échographies de dépistage fœtale, aidant à la détection d’affections potentiellement mortelles.
Contacté par Médias24, Saâd Slimani explique que cette étude a été menée pendant deux ans dans quatre centres au Maroc : la maternité Lalla Meryem du CHU Ibn Rochd (Casablanca), le service maternité de l’hôpital universitaire international Cheikh Khalifa (Casablanca), le centre privé de radiologie Abou Madi (Casablanca) et le service maternité du CHU Mohammed VI d’Oujda.
"L’étude a permis de réunir environ 10.000 scans, qui ont été annotés à travers des plateformes que l’on a développées nous-mêmes afin de détecter des plans standards permettant de faire de la biométrie fœtale et de quantifier le liquide amniotique", précise-t-il.
Selon la même source, ces deux tâches sont essentielles dans l’écographie fœtale "parce qu’elles permettent de détecter le retard de croissance intra-utérin, première cause de mortalité fœtale dans le monde, et les anomalies liées à la quantité du liquide amniotique, dont nous avons automatisé la quantification", explique-t-il.
Rendre l’échographie fœtale plus accessible
L’intérêt de cette étude relève de son caractère prospectif. Ces modèles automatisés ont été formés à l’aide d’une base de données récentes constituées de 172.293 images échographiques fœtales marocaines anonymisées.
"Nous avons développé des modèles à partir de données récoltées et les avons testés dans ces quatre centres, dans le cadre de cette étude, qui a concerné 172 patientes. Le but était de comparer nos mesures à celles d’un médecin expert", précise Saad Slimani. Son équipe, marocaine, composée d’une dizaine de médecins, de quatre ingénieurs et de douze médecins annotateurs, a constaté que ces mesures concordaient avec celles d’un spécialiste, et qu’elles sont donc précises et fiables.
Ces résultats signifient que ces modèles pourraient être déployés dans des conditions clinique réelles, l’objectif étant d’alléger les tâches fastidieuses et répétitives et de rendre l’échographie fœtale plus accessible dans des environnements à ressources limitées. Mais encore : "Ils pourraient être déployés dans des zones rurales reculées au Maroc ou dans les pays du Sud, et de manière générale dans tous les centres de santé pour faciliter la tâche des médecins dans les services de maternité."
"Nous sommes actuellement en discussion avec une entreprise spécialisée dans la mise en place de solutions hardware dans les pays du Sud, notamment en Afrique de l’Ouest, et en Afghanistan", indique Saad Slimani.
Prochaine étape : réaliser des études pour développer un modèle lié aux principales causes de mortalité maternelle, notamment la prééclampsie et l’hémorragie de la délivrance.
à lire aussi
Article : La politique de l’eau, un enjeu de souveraineté nationale selon Nizar Baraka
Lors du MAP Town Hall organisé à Rabat, le ministre de l’Équipement et de l’Eau a détaillé cinq priorités : dessalement, interconnexions entre bassins, équité territoriale, préservation des ressources et valorisation de l’expertise marocaine à l’international.
Article : Tourisme : pourquoi l’objectif des 26 millions de visiteurs pourrait être atteint avec deux ans d’avance
Le tourisme marocain est en avance sur son propre calendrier. Alors que l’objectif officiel reste fixé à 26 millions de visiteurs en 2030, les performances récentes poussent déjà le secteur à préparer l’étape suivante : une nouvelle feuille de route pouvant viser 30 millions d’arrivées et près de 200 milliards de dirhams de recettes.
Article : Formation continue : le CESE pointe un système trop complexe et trop concentré à Casablanca
En 2022, seuls 1.647 employeurs sur près de 315.000 cotisants ont bénéficié des contrats spéciaux de formation, selon le Conseil, qui recommande un fonds dédié, la digitalisation des démarches et un meilleur accès pour les TPME et les indépendants.
Article : Bourse de Casablanca : le MASI termine en légère baisse le 3 juin 2026
L’indice principal s’est établi à 18.563,40 points, dans un volume d’échanges de 237,9 MDH sur le marché central, avec Managem, TGCC et Alliances parmi les valeurs les plus actives.
Article : La pyrite, vieux résidu minier devenu enjeu stratégique pour OCP
C’est l’histoire d’un minerai longtemps négligé qui revient au centre du jeu industriel. Alors que les prix du soufre atteignent des niveaux historiques, OCP prépare dès 2027 la récupération locale de pyrite et de pyrrhotite, avec Managem et d’autres acteurs miniers en toile de fond. Explications.
Article : Après 17 ans, Lamia El Ghorfi quitte La Mamounia pour se consacrer à un projet familial
Après dix-sept années passées à La Mamounia, Lamia El Ghorfi a annoncé son départ de la Direction de la communication et des projets culturels. Elle indique vouloir se consacrer à un projet familial, tandis que son successeur sera dévoilé dans les prochains jours.