Le programme de soutien scolaire à Casablanca et Rabat suscite une “forte adhésion” (AREF)
Des sources au sein des AREF de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra indiquent à Médias24 que le programme national de soutien scolaire connaît une forte adhésion des élèves. Dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, ils sont plus de 20.000 à bénéficier des cours de soutien pendant ces vacances, selon les derniers chiffres arrêtés par l'AREF Rabat-Salé-Kénitra.
Le ministère de l'Education a lancé un programme national de soutien scolaire, gratuit, pendant les vacances mi-trimestrielles s’étalant du 4 au 10 décembre. Une initiative qui fait suite à la réunion du 28 novembre, au cours de laquelle Benmoussa s'est engagé à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre aux élèves d’acquérir les compétences fondamentales dans leur parcours éducatif.
Khadija El Kababi, à la tête de la direction provinciale Hay Hassani de l'Académie régionale de l'éducation et de la formation (AREF) de Casablanca, fait cas "d'une excellente implication des associations de parents d'élèves, de l'enseignement privé surtout au niveau du cycle primaire, des volontaires, notamment des retraités et des enseignants non grévistes en exercice", à la suite du lancement de l'opération nationale d'appui scolaire.
"Nous constatons une adhésion au programme d'appui scolaire, d'autant que le besoin est là. Nous observons une forte adhésion des parents d'élèves et des directeurs des établissements à qui revient le mérite de la réussite de ce programme. J'ajoute que nous avons préparé le lancement de l'appui scolaire deux semaines avant son démarrage effectif. Nous avons par ailleurs lancé des campagnes de sensibilisation et de communication, sur les pages Facebook, mais également au niveau des établissements scolaires, pour inciter les élèves à s'engager dans ce programme pendant ces vacances", explique à Médias24 Khadija El Kababi.
Priorité accordée aux niveaux certifiants
"Nous avons ciblé, en priorité, les niveaux certifiants. L'AREF de Casablanca-Settat a alloué un budget pour rémunérer les personnes ne souhaitant pas effectuer un travail bénévole. Les associations de parents d'élèves disposent à leur tour de leurs propres fonds. Une association de parents d'élèves a, à titre d'exemple, conclu des contrats d'une semaine avec des personnes qui assureront, à hauteur de 4 heures par jour, les cours de soutien, en contrepartie de 1.500 DH. Des attestations de reconnaissance seront par ailleurs attribuées au personnel impliqué dans cette initiative", précise notre interlocutrice.
"Les cours de soutien sont assurés en présentiel et à distance. Il est à souligner que ce programme n'intervient pas pour rattraper les heures perdues ou les cours normaux, mais il sert plutôt à remédier aux lacunes (préexistantes, ndlr) des élèves. Pour les élèves du primaire, il est question par exemple de remédier aux lacunes en mathématiques comme les quatre opérations arithmétiques usuelles, ou aux lacunes en français en ce qui concerne par exemple les bases de la lecture. En aucun cas, l'appui scolaire ne peut donc remplacer les cours normaux", conclut la directrice provinciale.
Plus de 20.000 élèves bénéficiaires à ce jour dans la région de Rabat-Salé-Kénitra
Jointe également par nos soins pour commenter l'opération de soutien scolaire en cours, Ikram Bouayad, cheffe de division des affaires pédagogiques au sein de l'AREF Rabat-Salé-Kénitra, souligne que "le ministère de l'Education nationale a lancé une semaine de soutien scolaire pour les élèves le souhaitant. Ce programme s'inscrit toujours dans le cadre des objectifs de la feuille de route, à travers plusieurs entrées, notamment le programme de soutien que financent les AREF, sous forme d' heures supplémentaires assurées par les enseignants ou autres individus en mesure d'enseigner. Nous avons aussi le soutien scolaire suivant l'approche TARL, exécuté dans les 626 établissements pionniers pilotes. Notre partenaire, l'INDH, finance à son tour le soutien scolaire dans le cadre de ce programme, sans oublier la contribution du programme Awrach".
"Nous avons pu faire bénéficier jusqu'à présent plus de 20.000 élèves au niveau de la région de Rabat-Salé-Kénitra. Je profite de l'occasion pour encourager les élèves qui n'adhèrent toujours pas au programme de venir en profiter. Nous faisons appel à des enseignants retraités et expérimentés. Nous recourons également aux étudiants des facultés des sciences de l'éducation. Je tiens à remercier l'ensemble des intervenants qui contribuent à la réussite de cette semaine de soutien scolaire, notamment le wali de la région, le gouverneur, les associations de parents d'élèves et les associations de la société civile, réunis pour faire sortir les élèves de cette crise", indique-t-elle.
"De jour en jour, le nombre des adhérents au programme de l'appui scolaire augmente. Nous avons démarré samedi et dimanche avec un effectif plutôt moyen mais, à partir du lundi, plus d'élèves ont adhéré à cette initiative", se félicite notre source qui espère un retour à la normale après les vacances.
Des programmes de rattrapage des cours prévus après la fin des grèves (AREF Rabat-Salé-Kénitra)
"Cette semaine d'appui scolaire n'est pas programmée pour reprendre les leçons. Pas du tout. Ce sont plutôt des exercices de renforcement de capacité des élèves. Après les vacances et après le retour (espéré) des enseignants grévistes à leurs classes, nous programmerons des semaines de rattrapage des cours perdus", nuance à son tour Ikram Bouayad.
Si la forte adhésion au programme de soutien dans plusieurs établissements scolaires à travers le Royaume est perceptible, comme en témoignent les photos et les vidéos ci-dessous, il n'en reste pas moins que la colère des enseignants grévistes est loin de s'estomper.
Dans un communiqué daté du 4 décembre, la Coordination nationale des enseignants et des cadres de soutien affirme boycotter le soutien scolaire pendant les vacances en cours.

De son côté, la Coordination nationale du secteur de l'enseignement appelle à une grève nationale les 5, 6, 7 et 8 décembre.

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