Le président du Haut Conseil d’État libyen salue la position du Maroc concernant la crise libyenne
Le président du Haut Conseil d’État libyen, Muhammad Meftah Takala, a salué hautement la position du Royaume du Maroc, sous le leadership du Roi Mohammed VI, concernant la crise libyenne.
Les multiples rounds du dialogue inter-libyen tenus dans le Royaume "ont jeté les bases de certaines institutions et mis fin au conflit sanguinaire entre les frères libyens", a indiqué M. Takala lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, à l’issue de leurs entretiens jeudi 7 décembre à Rabat.
M. Takala, qui effectue une visite de travail au Maroc, a souligné à cette occasion que le Haut Conseil d’État libyen est confiant en "la capacité du Royaume du Maroc à faire avancer le processus politique en Libye".
La position équilibrée du Royaume vis-à-vis des différents partenaires politiques en Libye "nous rassure complètement quant à la possibilité d’atteindre des résultats positifs lors des négociations qui se tiennent sur le sol marocain", a-t-il soutenu.
L’accord de Skhirat fait désormais foi de document constitutionnel, a ajouté M. Takala, notant que les deux rounds de pourparlers tenus à Bouznika ont contribué à l’édification des institutions de souveraineté du pays.
Il a noté à ce propos que la commission mixte (6+6), composée de la Chambre des représentants libyenne et du Haut Conseil d’État libyen, constituent une preuve tangible des consensus atteints entre les partenaires libyens pour parvenir à des lois électorales acceptées par tous.
Le président du Haut Conseil d’État libyen effectue une visite de travail officielle au Royaume à la tête d’une délégation du Haut Conseil d’État.
L’organisation des élections présidentielles et législatives en Libye, un processus fondamental pour répondre aux attentes du peuple libyen (M. Bourita)
M. Bourita a quant à lui affirmé que l’organisation des élections présidentielles et législatives est un processus fondamental pour répondre aux attentes et aspirations du peuple libyen.
Il a souligné que le Maroc, partant de ses positions constantes vis-à-vis de la situation en Libye, telles qu’elles ont été définies par le Roi Mohammed VI, considérait toujours que la Libye peut s’acheminer vers un processus politique débouchant sur des élections et ce, au vu du contexte actuel sur les plans international et régional.
''Il existe aujourd’hui une opportunité que les institutions et les protagonistes en Libye se doivent de saisir pour trouver une solution'', a-t-il estimé, ajoutant que la solution à la crise en Libye est entre les mains des Libyens.
M. Bourita a noté, à ce propos, qu’au regard des relations équilibrées qu’entretient le Royaume avec toutes les parties du point de vue de la crédibilité, le rôle du Maroc consiste en l’écoute et la promotion du dialogue inter-libyen. Ce fut d’ailleurs sa position constante lors des pourparlers à Skhirat, Bouznika et Tanger.
Et de faire remarquer que le Maroc, dans toutes ses initiatives d’accompagnement, garde toujours à l’esprit que "la réussite du processus politique est tributaire en grande partie de son déroulement sous l’égide des Nations unies, et ce, en vue de garantir le respect de la légalité internationale".
M. Bourita a aussi tenu à souligner que toutes les initiatives portées par le Maroc dans son accompagnement des Libyens procèdent de sa conviction que l’avenir de la région est lié à la stabilité de la Libye et à son retour en tant qu’acteur agissant dans son environnement maghrébin, arabe et africain, relevant que la Libye est "un point d’appui dans l’avenir de la région de l’Afrique du Nord et du Maghreb arabe".
(Avec MAP)
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