Le projet de sauvegarde de la nappe de Chtouka avance à grands pas
Cette action vise à sauvegarder la nappe de Chtouka, dont le déficit structurel est compris entre 60 et 90 millions de m3 par an. Le financement du projet avec la Banque mondiale, sur une période allant de 2023 à 2027, a été acté, au même titre que la finalisation du dossier d’appel d’offres de sélection du délégataire privé et le recensement exhaustif des points de prélèvement à l’intérieur de la zone de sauvegarde.
Le projet de sauvegarde de la nappe phréatique de Chtouka, située dans la région de Souss-Massa, a connu plusieurs avancées majeures telles que "le recensement exhaustif des points de prélèvement à l’intérieur de la zone de sauvegarde, dont les points à usage agricole", précise à Médias24 la Direction régionale de l’Agriculture (DRA) de Souss-Massa.
De plus, la DRA indique la finalisation des documents d’accompagnement et des conditions préalables pour la mise en œuvre de ce partenariat multiple, dont une convention entre l’Office régional de mise en valeur agricole du Souss-Massa (ORMVASM) et l’ABHSM, un arrêté conjoint de régularisation d’ensemble et la désignation des membres de la commission de la gestion intégrée des ressources en eau.
À cela s’ajoute le bouclage du financement du projet avec la Banque mondiale, sur une période allant de 2023 à 2027. Financement dont le montant n’a pas encore filtré. Enfin, à noter "la finalisation du dossier d’appel d’offres pour la sélection du délégataire privé, et ce, en concertation avec l’ensemble des partenaires", assure la DRA de Souss-Massa.
Ce délégataire doit s’organiser sous la forme d’une Société de projet de droit marocain, "composée d’actionnaires disposant d’une expérience en travaux d’irrigation, en exploitation et maintenance des équipements hydrauliques/hydromécaniques (compteurs d’eau), et en relation avec les usagers (agriculteurs)", indique la même source.
Concrètement, les missions qui seront affiliées au partenaire privé se déclinent comme suit :
- acquisition des compteurs ;
- installation progressive des compteurs et leur maintenance pour tous les points de prélèvement recensés et régularisés ;
- installation du système de télérelève ;
- suivi des exploitations et de l’utilisation des quotas par un système d’information ;
- mise en place des mécanismes de contrôle des prélèvements pour la supervision de la nappe.
Rappelons que l’approche développée dans la convention signée avec les organisations professionnelles représentatives, en février 2015, consiste à contrôler les volumes effectivement prélevés dans la nappe pour rétablir progressivement son équilibre sur une période plus ou moins maîtrisée.
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