Allégations d'intoxication dans la mine de Bou-Azzer : Managem dépose une plainte au tribunal de Paris
Une récente polémique a tourné autour de la filière cobalt de Managem. Le groupe minier marocain avait réfuté "catégoriquement" les allégations d'intoxication à l’arsenic dans la mine de Bou-Azzer.
"Au regard de l'attention que nous portons à toutes les parties prenantes et à tous les écosystèmes, eu égard à l'impact positif que cette approche a sur le terrain, nous avons été et sommes toujours révoltés par les allégations mensongères qui ont été colportées à propos de nos actifs cobalt. Nos opérations et nos méthodes de travail sont à des années-lumière de ce qui a été rapporté", note le président directeur général de Managem, Imad Toumi, dans le magazine Le Point.
"C'est d'ailleurs bien pour cela que nos partenaires Renault et BMW, bien au fait des standards ESG mis en œuvre à Bou-Azzer, sont à nos côtés pour développer une filière cobalt propre et éthique. De fait, pour couper court à ces divagations fallacieuses, nous avons décidé de poursuivre en diffamation la journaliste Celia Izoard, ainsi que son directeur de publication Hervé Kempf. Une plainte a en effet été déposée au tribunal de Paris afin de rétablir la vérité", précise-t-il.
Par ailleurs, le groupe Managem a réfuté catégoriquement les allégations récemment formulées par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung sur l’exploitation de la mine de Bou-Azzer. "Ces allégations, relayées par certains médias, sont totalement infondées et ne reposent sur aucune base factuelle", a indiqué Managem.
"À Bou-Azzer, le minerai est manipulé depuis son extraction jusqu’à son traitement final, dans le respect des règles de protection du personnel minier, qu’il s’agisse de mesures de protection collective (système d’aérage de la mine souterraine) ou de la mise à disposition de l’ensemble des collaborateurs, y compris le personnel en sous-traitance, d’équipements de protection individuelle (EPI) adaptés aux risques de chaque poste de travail", a précisé la même source.
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