Vidéo des toilettes dans un aéroport : l’auteur jugé pour diffamation
La vidéo date de mai 2023 et le jugement sera prononcé le 30 janvier prochain. Un voyageur, poursuivi pour diffamation à la suite d’une plainte de l’ONDA, a filmé des toilettes, en travaux, dans un aéroport en dénonçant leur état déplorable.
Le prononcé du jugement est prévu pour le 30 janvier. Il viendra clore cette affaire qui a débuté en mai dernier à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca, au terminal 1 précisément, lorsqu’un voyageur en partance pour Agadir a filmé et diffusé une vidéo de toilettes de l’aéroport qui étaient en réalité en travaux.
La diffusion de la vidéo à grande échelle a permis d’alerter l’Office national des aéroports (ONDA) et d’interpeller la personne en question, qui assure n’avoir partagé la vidéo qu’avec une seule personne, ignorant de surcroît que les toilettes en question étaient en travaux.
Selon les informations recueillies par Médias24, les faits remontent au 13 mai 2023, lorsqu’un représentant légal de l’ONDA s’est présenté à la police de l’aéroport pour porter plainte pour diffamation contre un voyageur qui a filmé les toilettes de l’aéroport et publié sur internet une vidéo de deux minutes et trente cinq secondes dans laquelle il se plaint de la situation des toilettes du terminal 1.
Selon le représentant de l’ONDA, cette vidéo s’accompagne de commentaires de l’auteur qui indiquent que les W.C. sont dans un état déplorable. La vidéo a été partagée à grande échelle via WhatsApp. Or, les toilettes en question étaient hors service pour cause de réparation et une affiche pour le signaler était placardée sur les lieux.
Le représentant de l’ONDA estime que "cette vidéo touche à la réputation de l’aéroport et réduit les efforts fournis par l’ONDA pour améliorer le rendement de ses services au profit des usagers, dans tous les domaines".
Reconnu à travers cette même vidéo, le voyageur a été interpellé le jour-même par la police de l’aéroport, qui l’a auditionné. Sa version des faits est la suivante : il n’y avait ni interdiction à l’entrée des W.C., ni agent de sécurité. Il affirme s’y être rendu pour faire ses besoins mais s’est aperçu de la présence d’un "tas d’ordures" sur place et a décidé de filmer l’état des lieux et de l’envoyer, par le biais de la messagerie instantanée WhatsApp, à un ami dont il n’a pas voulu révéler le nom.
Le voyageur qui a filmé cette vidéo dit "ne pas avoir anticipé une diffusion aussi large de ces images" et assure "ne pas avoir remarqué l’affiche selon laquelle les W.C. étaient en travaux".
De son côté, malgré les explications de l’auteur de la vidéo, l’ONDA maintient son souhait de poursuivre la procédure à son encontre pour diffamation, sachant que la vidéo en question a été partagée "sur différents groupes", selon les déclarations du représentant de l’ONDA.
Pour rappel, le Code pénal, dans son article 442, définit la diffamation comme "toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération des personnes ou du corps auquel le fait est imputé".
Lorsque la diffamation est publique, l’article 444 du même Code renvoie au Code de la presse, qui punit la diffamation contre les administrations publiques du Maroc d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de 1.200 à 100.000 DH, ou l’une de ces deux peines seulement.
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