Latifa Akharbach appelle à une approche mondiale harmonisée en matière de régulation des plateformes numériques
La présidente de la Haute autorité de la communication audiovisuelle, Latifa Akharbach, a appelé mardi 23 avril 2024 à Abidjan à une approche mondiale harmonisée en matière de régulation des plateformes numériques globales car c’est "le seul moyen pour garantir non seulement, un environnement numérique sûr pour tous, mais également un marché numérique ouvert, fluide et équitable".
La présidente de la HACA a pris part, le mardi 23 avril, à la conférence internationale organisée les 23 et 24 avril à Abidjan, sous le thème "pour un dialogue renforcé entre les régulateurs et les grandes plateformes en ligne sur le continent africain et dans l’espace francophone".
Elle a salué, à cette occasion, la pertinence et l’inclusivité de la résolution de l’ONU sur l’Intelligence artificielle initiée conjointement par le Maroc et les Etats-Unis.
"Il y a lieu de relever la pertinence et l’inclusivité de la toute première résolution onusienne sur l’Intelligence artificielle, adoptée par consensus le 21 mars 2024 sur initiative conjointe du Maroc et des Etats-Unis", a-t-elle souligné.
Cette résolution, a-t-elle ajouté, présente l’avantage de mettre l’accent sur la nécessité d’adopter des approches de gouvernance appropriées de l’IA, qui soient fondées sur le droit international, inclusives et adaptées aux différents besoins et capacités des pays développés et ceux en développement.
Dans le même contexte, la présidente de la HACA a estimé qu’il fallait poser la question de l’Intelligence artificielle non pas en termes de limitation de l’usage mais plutôt de contrôle de cette utilisation et d’élargissement de l’accès aux opportunités que cette technologie offre en matière de développement global des pays, indique un communiqué de la HACA.
Elle a, ainsi, appelé à une approche mondiale harmonisée en matière de régulation des plateformes numériques globales car c’est "le seul moyen pour garantir non seulement un environnement numérique sûr pour tous, mais également un marché numérique ouvert, fluide et équitable. "Pour le continent africain, plus que pour d’autres régions du monde, ce dernier enjeu est capital", a-t-elle estimé.
Elle a également considéré que l’Afrique devait être acteur de la régulation mondiale et contribuer à construire le consensus international sur les règles et les modalités d’encadrement des activités des plateformes numériques globales.
La présidente de l’instance de régulation marocaine, qui assure la présidence du Réseau des instances africaines de régulation de la communication, a relevé que ce plaidoyer représente une légitime demande de prise en compte des spécificités et réalités du continent, adressée à des plateformes à l’action hégémonique et globalisante et qui n’imposent pas uniquement leur puissance de marché, mais aussi leurs normes culturelles et politiques.
Mme Akharbach a, par ailleurs, relevé que "pour un continent qui doit faire face à des enjeux capitaux de cohésion sociale, d’unité nationale, de souveraineté culturelle, d’intégrité des processus électoraux, de polarisation du débat public, de discours de haine et de radicalisation, la mise en place d’un modèle de régulation qui soit à la fois efficient et fondé sur les droits et les libertés est un impératif d’extrême urgence".
Cette conférence internationale, initiée par l’instance de régulation ivoirienne HACA-CI, a réuni les régulateurs d’une vingtaine de pays africains et de l’espace francophone, des responsables de l’UNESCO et de l’Organisation internationale de la Francophonie, ainsi que des représentants des plateformes numériques globales, Meta, Tiktok, X et Google.
Outre Mme Akharbach, la délégation de la HACA à la conférence d’Abidjan comprenait aussi Talal Salaheddine, manager des affaires africaines et internationales, et Othmane Alami, cadre supérieur au département des études juridiques.
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