SIAM. Ouverture du marché brésilien aux agrumes marocains
Principalement exportées en Europe, les mandarines et clémentines produites au Maroc renforcent également leur présence sur le continent américain, notamment au Brésil. Un plan d’action a été enclenché en ce sens, le jeudi 25 avril, en marge du Salon international de l’agriculture au Maroc, organisé du 22 au 28 avril à Meknès.
La filière agrumicole marocaine s'apprête à conquérir un nouveau territoire sur le continent américain. Après le Canada et les Etats-Unis (27% du total des exportations), le Brésil vient s'ajouter à la liste, après l’accord signé le jeudi 25 avril à l’occasion de la 16e édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM).
"Après l’accord conclu avec le marché japonais pour l’exportation d’agrumes marocains cette année, celui signé avec le Brésil traduit l’excellence de la filière agrumicole, dont les professionnels sont très bien organisés dans le cadre de l’interprofession Maroc Citrus et qui font un excellent travail d'amélioration continue de la qualité, de la productivité et des contrôles sanitaires", s'est félicité Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture.
Cet accord est le fruit d’un long processus. "Un examen minutieux mené par nos autorités compétentes a conclu de manière favorable à la reconnaissance de la qualité et de la conformité des agrumes marocains", a déclaré l'ambassadeur du Brésil, Alexandre Parola.
Le processus de négociations techniques a été lancé en 2018 par l'Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et les services phytosanitaires du ministère de l’Agriculture et de l’élevage du Brésil (MAPA). Il avait pour objectif de définir les conditions et les exigences phytosanitaires d’exportation des agrumes marocains vers ce pays d'Amérique du Sud.
Des conditions strictes qui visent à atténuer les risques phytosanitaires et à appliquer les exigences phytosanitaires, pour assurer la réussite des échanges commerciaux. L’expertise marocaine n’est pas étrangère à la finalisation du processus d’ouverture du marché brésilien aux exportations des agrumes marocains.
"Nous possédons un centre parmi les plus modernes pour le contrôle strict de la cératite [mouche méditerranéenne des fruits, ndlr]. Ce centre permet donc de contrôler cette maladie pour que le pays reste indemne", a souligné Mohammed Sadiki. En outre, l’accord signé en appellera certainement d’autres.
"En permettant l’entrée des agrumes marocains sur notre marché, nous ouvrons la porte à d’autres opportunités tant pour le producteur marocain que pour le consommateur brésilien. Cela contribuera aussi à diversifier notre offre alimentaire et à renforcer le lien entre nos deux nations", se réjouit l’ambassadeur du Brésil.
Le ministre de l'Agriculture a rappelé que la superficie plantée en agrumes au Maroc est de "130.000 hectares", dont une grande partie cultivée dans la région de Souss-Massa (39.600 hectares). Les exportations dépassent les 600.000 tonnes, majoritairement à destination de l’Union européenne, de l’Asie et du continent américain.
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